Sombacour

Eglise Saint-Gervais-Saint-Protais

« Une agréable surprise »

Le Village 

Sombacour est une jolie petite commune du Doubs, située dans le Val-d’Usiers, avec ses 650 âme, ce village se place 2e sur 3 pour ce qui est du nombre d’habitants (du Val d-Usiers). Sombacour est surtout connu pour son chemin de croix qui est classé aux monuments historiques, ce dernier vous mènera à une vue absolument splendide sur le village et ses alentours.

Son Histoire

L’histoire de Sombacour est liée à celle de son château. Entre réalité et légendes, l’histoire débute dans la nuit des temps de l’an 1000. A l’époque, les souvenirs du passage des Sarrasins et des Hongrois font craindre de nouvelles invasions et désastres, aussi se construit un simple repaire sur un éperon rocheux, une défensive très modeste (1199), surplombant le passage du col des Roches et les forêts sauvages avec un bourg à proximité. Sires de Salins d’abord, puis sires de Joux se succèdent. On ne sait quel est le seigneur que la légende transforma en bloc de pierre, au pied du Col des Roches, pour avoir refusé l’aumône aux chanoines d’Agaune portant les reliques de Saint-Valère  ! Dans cette féodalité du Moyen Age, les terres et le château passent ainsi dans la famille de Guillaume de Rougemont et de sa lignée. Les mouvements de l’histoire connaissent les premières souffrances, fin XV° siècle, lorsque les Bernois en traité secret avec Louis XI entrent en guerre contre Charles le Téméraire, Duc de Bourgogne et de la Comté. Fin mars 1475, treize cents Suisses franchissent le Doubs, s’emparent de Pontarlier, se replient dans le Val d’Usiers puis repartent. Rencontrant 2 000 Bernois qui venaient à leurs secours, les revoilà à Pontarlier, semant à nouveau la terreur jusqu’au château d’Usiers. Charles le Téméraire, qui guerroie dans la Lorraine, se met en mouvement avec plus de 30 000 hommes, pour rejoindre d’abord La Rivière, le 7 février 1476, puis la Suisse. Vaincu le 2 mars à Grandson puis le 22 juin à Morat, il s’en revient à nouveau à La Rivière, repasse aux Usiers le 25 septembre, part rejoindre Nancy et y meurt le 5 janvier 1477. Philippe de Hochberg, allié de Louis XI est le nouveau souverain d’Usiers. Il restaure le château, l’église qui porte ses armoiries et fait alliance avec Maximilien d’Autriche, lorsque la Comté n’est plus française (1494). En 1549, c’est Simon d’Eternoz qui est gouverneur d’Usiers. Les malheurs reprennent deux siècles plus tard. Le 20 janvier 1639, les Suédois dirigés par Saxe Weimar, aux ordres de Richelieu, tuent, brûlent et pillent notre Comté et le Val d’Usiers. Année fatale ! On dit encore « cruel comme un suédois » tellement le carnage est sans merci. La peste afflige les gens et le bétail et la misère est immense. A partir des années 1970 le village connaît de nouvelles constructions dans de nouvelles rues étirant le village sur un petit versant face au calvaire.

Son Eglise

Si une chapelle du château existait au XIIème siècle, l’église a été édifiée en 1493 et a été agrandie au XVIIème siècle côté choeur. C’est une très belle église précédée d’un clocher-porche couvert d’un toit à l’impériale. Elle est de style roman et les travées sont séparées par des arcs-doubleaux en arcs brisés et voûtes d’ogives.La nef et les collatéraux sont séparés par des arcades en arc brisé. L’architecture dans sa simplicité est remarquable. La chaire, probablement sculptée par Fauconnet est un bel exemple d’un style baroque dépouillé, très typique de la région du Haut Doubs.

Son Clocher

Le clocher qui s’élève à 20 mètres, a une petite touche d’originalité, puisque le sommet de la tour est rhabillé par des plaques de métal noires (?). L’accès aux cloches est très simple, seuls quelques escaliers nous emmènent au sommet, l’accès au niveau du beffroi a été refait très récemment.

Ses Cloches 

Comme je l’ai dis en guise d’intro, c’est pour moi, une agréable surprise que de voir non pas 2, mais 3 cloches dans ce clocher, qui, faut l’avouer, n’est pas bien imposant de par ses dimensions. Commençons par la moyenne cloche, c’est la plus ancienne des trois, à mon arrivée, je constatai que cette dernière est fortement usée, je me suis dit alors que cette cloche était ancienne, voire pré-révolutionnaire, mes doutes se confirmaient lorsque je voyais les décors et ses inscriptions en latin, mais, je me rendis vite compte qu’en réalité, cette charmante cloche était de l’an 1 809.. Les cloches de J.D. Rognon sont réputées pour être de mauvaise qualité, et s’usent vite, bien que ça sonorité soit plutôt réussite, la qualité de son bronze n’est quant à lui, pas au rendez-vous… La petite cloche est l’oeuvre de Paccard, je ne sais qui elle est issue d’une refonte, en tout cas, elle fut mise en rétro-mitigé puisqu’en lancé franc, elle n’aurait pu passer.. Enfin la grosse, issue d’une refonte d’une cloche de l’an 1 825, fut fondue par F. Farnier en 1 913, et est montée en rétro-lancée.. C’est le premier système rétro de Farnier que je vois, en revanche, le son de la cloche, compte-tenu de son lancé, est agréable, son rythme n’est pas trop lent, ni trop rapide. 

  

Présentation Des Cloches

Cloche 1

Nom: « Sophie-Marie-Louise-Henriette », Diamètre 130,8 cm, Poids 1 315 kg, Fondue par Farnier (Ferdinand), en 1 913, à Robécourt Chante le Ré3

 

  

Cloche 2

Nom: « Catherine », Diamètre 88,4 cm, Poids 375 kg, Fondue par J.D Rognon, en 1 809, à La Grand’Combe, Chante le Lab3

 

  

Cloche 3

Nom: « Jeanne-Bernadette », Diamètre 67,0 cm, Poids 186 kg, Fondue par Paccard, en 1 960, Chante le Ré4

 

  

La Vidéo

Les Remerciements

Je tiens à remercier M. L.Sievert, pour son accueil, et les infos sur l’église de sa commune, je le remercie enfin pour sa bonne humeur.

Je remercie M. le maire (Mme Jeannin) et sa municipalité, pour l’autorisation de monter au clocher, de sonner et filmer les cloches avec sonnerie spéciale.

Certains textes proviennent du site du village

Soutenu par le village de Sombacour

 

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