Cornimont

Eglise Saint-Barthélémy

« Ma première Vosgienne, quel beau spectacle! »

…La Ville…

BlasonConrnimont est une jolie petite ville coincée dans la vallée de la Moselotte, à près de 600 mètres d’altitude. Ses 3 300 âmes peuvent profiter de la verdure omniprésente dans le village, tout autour de ce dernier,  les forêts de feuillus mélangées avec les résineux nous laissent croire que nous sommes à la montagne, ce n’est pas faux, puisque le point culminant du village, ou du moins sa surface administrative,  est à près de 1 250 mètres au dessus de la mer, n’oublions pas que nous sommes dans le massif des Vosges. Comme à l’accoutumée, les nombreux sentiers pédestres vous feront découvrir les coins et recoins de cette charmante vallée, je conseil très fortement une visite de cet endroit ravissant. 

…Son Histoire…

C‘est à l’époque de Charlemagne qu’apparaît le nom de « Cornimont » (allusion à la corne de chasse que l’Empereur aurait perdue ou donnée). Le territoire, à cette époque, est essentiellement constitué de vastes forêts et prairies.Vers 1100, les premiers cultivateurs et éleveurs, venus d’Alsace, s’installent d’abord à XOULCES, puis les quartiers de Cherménil et du Daval se peuplent à leur tour.La vie suit son cours, jalonnée par les aléas de l’Histoire, les épidémies, les famines.La Guerre de Trente Ans (1618 – 1648) dévaste le village et décime la population (27 habitants seulement en 1640). La petite communauté se reconstitue peu à peu. C’est en 1766, à la mort de Stanislas Leczinski, que le DUCHÉ DE LORRAINE est rattaché à la France. Mais tandis que l’Alsace et une partie des territoires constituant les départements de la Meurthe et de la Moselle sont ballottés entre l’Allemagne et la France, la région qui deviendra l’actuel département des Vosges reste française. (Notons au passage le jumelage Cornimont / Steinen – petite ville du Sud de la Forêt Noire – depuis 1983). Jusqu’au début du XIXème siècle, les habitants sont essentiellement des agriculteurs. En plus des activités de la ferme, beaucoup d’entre eux travaillent, de façon artisanale, le lin et le chanvre, en premier lieu pour leurs besoins personnels. C’est en 1839 que GEORGES PERRIN installe, au Daval, le premier tissage de 300 métiers mécaniques. Peu à peu, avec l’installation d’autres usines (tissages et filatures) le textile devient l’activité essentielle du village jusqu’à ce que la concurrence des « pays neufs » provoque la grave crise des dernières décennies. Pour compenser les emplois perdus dans cette industrie, Cornimont s’efforce de diversifier ses activités, notamment sous forme de petites structures artisanales. La ville valorise son cadre de vie en rénovant ses principales artères, en améliorant ses façades et son fleurissement, en créant des aires de repos et de loisirs. Parallèlement, l’Office de Tourisme et son équipe de bénévoles travaillent, en liaison étroite avec la municipalité, la Commission animation, le Comité des Fêtes, les commerçants, pour animer les soirées d’été et permettre ainsi aux vacanciers d’égayer leur séjour dans les Vosges, mais également avec les hôteliers et propriétaires de meublés et de camping pour offrir une gamme variée d’hébergements de bonne qualité.

…L’église…

La première pierre de l’église actuelle de Cornimont a été posée le 15 août 1864. Un premier édifice, plus petit avait été construit en 1704. Le clocher de l’église, dont sa flèche culmine à près de 50 mètres, est visible de loin, la nef est quant à elle, relativement imposante, avec de grands vitraux du 20ième siècle. 

…L’Accès Aux Cloches…

Pour aller aux cloches, nous devons tout d’abord emprunter une porte sous le porche, un premier escalier en pierre nous fait monter, puis, un deuxième en bois pour arriver presque sous les cloches, quelques travaux en été effectués sur ces dernières, mais on aura l’occasion d’en reparler. L’accès est très propre et sécurisé, chose assez rare dans les églises, du moins, de mon expérience comtoise. Un dernier escalier en bois nous fait arriver jusqu’aux cloches.

…Les Cloches…

Ce n’est pas 3 mais 5 cloches qui s’offrent à nous, de plus, l’ensemble est très imposant et diversifié. Deux cloches ont été refondues en 2 015, la commune et la paroisse en profitèrent alors pour intégralement refaire le beffroi, ainsi que les équipements des cloches, donc, tous les battants, roues, marteaux, moteurs et quelques jougs ont été changés. Commençons par la plus petite,  fondue en l’an 1 874 par le fondeur Rosier-Martin, à Vrécourt, elle est, avec sa très grande sœur, les deux plus anciennes cloches de la sonnerie, les cloches 4 et 3 ont été refondues en 2 015 (sûrement des anciennes Rosier-Martin), par la fonderie Voegelé, une opération qui a pu faire revivre le village de Robécourt le temps de la fonte de la plus petite des deux, l’autre a été fondue sur place (à Cornimont), bien que récentes, leurs sonorités ne sont pas parfaites, je pense au Mi 3 (Cloche 3), qui a un son quelque peu altéré. La cloche 2, est une refonte, là aussi d’une cloche Rosier-Martin, « Josèphe-Constance » fut donc refondue par la fonderie Paccard en 1 959, c’est celle qui à mon sens, se détache de la sonnerie de par sa beauté. Pour finir, le Bourdon, oeuvre du même fondeur que la petite dernière, est aussi la plus grosse cloche fondue par ce dernier, avec un poids de 3 300 kg environ, pour un La2 très bas, on peut dire qu’elle est en profil très léger, ce qui ne change pas de son style de fonte en général. Cette cloche se mélange bien aux 4 autres, apportant un petit quelque chose en plus, est-ce les vibrations? Le côté grave? Hmmm, pour moi oui, c’est mon ressenti. Bref, pour conclure, cette sonnerie n’est peut-être pas parfaite lorsque l’on prend les cloches au cas par cas, mais finalement, l’ensemble des cloches s’allient bien pour former une sonnerie digne de ce nom! 

  

…Cloche 1…

Nom: « Georges-Jean-Marie », Diamètre 178,7 cm, Poids 3 265 kg, Fondue par P.Rosier-Martin, à Vrécourt, en 1 874, Chante le La2 (Grave)

 

  

…Cloche 2…

Nom: « Elisabeth-Anne », Diamètre 137,8 cm, Poids 1 590 kg, Fondue par les Fils Paccard, à Annecy-Le-Vieux, en 1 959, Chante le Ré3

 

  

…Cloche 3…

Nom: « Jeanne », Diamètre 113,0 cm, Poids 820 kg, Fondue par Voegelé, en 2 015, à Cornimont, Chante le Mi3

 

  

…Cloche 4…

Nom: « Louise », Diamètre 100,2 cm, Poids 580 kg, fondue par Voegelé, en 2015, à Robécourt, Chante le Fa#3

 

  

…Cloche 5…

Nom: « Marie-Anna-Albertine », Diamètre 88,9 cm, Poids 395 kg, Fondue par P.Rosier-Martin, à Vrécourt, Chante le La3

 

  

…La Vidéo…

…La Piste Audio (Solo Du Bourdon)…

…Mes Remerciements…

Je remercie très chaleureusement l’Abbé Meyer, curé de Cornimont, pour son si bel accueil au sein de son église et de ses cloches, je le remercie également pour la sonnerie des cloches spécialement pour cette vidéo.

Je remercie par la suite, Pascal « Campalsa » pour cette belle organisation, sans lui, cette jolie vidéo n’aurait vue le jour! Merci !

Remerciements enfin à Allan, le « Sonneur Comtois », ainsi qu’à M. J.Calcatera, ouvrier de la société Voegelé qui a participé à la naissance de ces deux dernières cloches, pour leurs accompagnements.

Certains textes viennent du site de l’office du tourisme de Cornimont. 

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