Moudon

Temple Saint-Etienne (Eglise Réformée)

« Une sonnerie exceptionnelle en tout points »

…Moudon, Une Ville…

Résultat de recherche d'images pour "Blason Moudon"Au confluant de la Broye et de la Mérine, Moudon jouit d’une très jolie situation en plein cœur de la campagne vaudoise, offrant de nombreuses possibilités de randonnée à mi-chemin entre le plateau du Jorat et la vallée de la Broye. De pittoresques hameaux ponctuent un paysage essentiellement agricole, offrant en de nombreux points une vue panoramique sur les Alpes. De nombreux cours d’eau y ont façonné la roche au fil du temps, creusant des marmites de géants et des vallons escarpés, bordés de falaises de molasse. Ville de près de 6000 habitants, Moudon connaît aujourd’hui un important développement urbain lié à une forte croissance démographique. La qualité de vie y est particulièrement appréciée et de nombreux événements, marchés, concerts et spectacles animent la ville au fil des saisons.

…Son Histoire…

Dès l’époque romaine, une agglomération s’est formée au croisement des grands axes européens, au confluent de la Broye et de la Mérine. Au début du Moyen Age, les habitants se réfugient sur la colline protégée par ces deux rivières, fortifiée vers 1130 par le comte de Genève, puis peut-être par les Zaehringen vers 1190. Ce premier bourg est conquis vers 1207 par le comte Thomas de Savoie, tout en restant sous la suzeraineté de l’évêque de Lausanne. Devenu point d’appui de l’expansion savoyarde en Pays de Vaud, il se développe rapidement au cours du XIIIe siècle. Le siège du bailliage de Vaud ayant été établi à Moudon par Pierre II de Savoie vers 1260, la ville devient un centre administratif et judiciaire où se réunissent régulièrement les États de Vaud. Le modèle de ses franchises est repris pour de nombreuses villes vaudoises. En 1536, Moudon passe sous domination bernoise et adopte la Réforme, comme l’ensemble du Pays de Vaud. La ville reste à la tête d’une circonscription plus petite, dont le bailli réside à Lucens. Les deux siècles et demi de paix qui suivent favorisent le renforcement de l’administration communale et le développement de la bourgeoisie. À la Révolution, Moudon devient chef-lieu de district et s’adapte aux nouvelles conditions du trafic, toujours plus rapide : création de la ligne ferroviaire de la Broye en 1876, de la ligne de tram, puis de bus du Jorat en 1902 et de la route de Berne en 1964. Particulièrement riche en patrimoine bâti, l’ensemble de la ville porte encore la marque de ces évènements historiques. La rue du Château actuelle, dans sa partie supérieure, correspond au noyau primitif ; avec ses maisons à arcades et la grande tour subsistant de la forteresse seigneuriale, elle montre plusieurs points communs avec Berne et Fribourg. Première extension au sud, la rue du Bourg occupe la crête d’un long éperon rocheux. Sa physionomie encore typiquement médiévale avec ses hautes façades arrière prolongeant les falaises de molasse, a valu à la Ville-Haute de Moudon d’être classée site d’intérêt national. La Ville-Basse s’est formée durant les premières décennies du règne de la maison de Savoie, autour de deux importants hôpitaux de voyageurs (Saint-Jean de Jérusalem et Saint-Bernard) de part et d’autre du pont Saint-Éloi ; elle est fortifiée vers 1280 au moment où l’on construit l’église Saint-Étienne, la plus importante église gothique du canton après la cathédrale de Lausanne. Elle comprend encore de nombreux édifices civils majeurs, du XVIIe au milieu du XIXe siècle.

…Son Eglise Réformé (Temple Saint-Etienne)…

On présuppose à Moudon un premier lieu de culte dès les débuts du christianisme, sous l’époque romaine (Minnodunum). Des sépultures très anciennes ont été retrouvées à proximité de l’église actuelle. Une église aurait alors perduré tout au long des siècles, même pendant les grandes invasions barbares. Au Vème siècle, les Burgondes, chassés par d’autres tribus germaniques, migrent le long de l’arc jurassien, traversent Genève, et prennent possession de tout le pays des deux côtés du Jura.
Pour les cinq siècles qui suivront, le Pays de Vaud fera partie du 1er royaume de Bourgogne, puis du royaume franc. En 1011, Rodolphe le Fainéant, dernier souverain du second royaume de Bourgogne, cède le comté de Vaud (du germanique Waadt ou Wald qui signifie « Pays des forêts ») à l’évêque de Lausanne. Vers 1130, les comtes de Genevois, puissants seigneurs locaux, fondent sur la colline la bourgade fortifiée de Moudon. Vers la fin du XIIème siècle, ce sont les ducs de Zaehringen (fondateurs notamment de Fribourg et Berne) qui pénètrent dans le pays de Vaud, probablement jusqu’à Moudon, commençant un long conflit avec la maison de Savoie. L’extinction de la dynastie des Zaehringen, en 1218, laissera tout le territoire entre les mains de la maison de Savoie, sous l’autorité directe de l’évêché de Lausanne. Les premiers documents mentionnant l’église qui nous soient parvenus, remontent aux années 1134- 1143. Cependant, la construction du bâtiment tel qu’il se présente aujourd’hui, débuta vers 1281, soit à l’époque de la création de la Confédération Suisse.

…LA PROSPERITE SAVOYARDE…

Le grand essor de la ville date du règne de Pierre II de Savoie qui avait reçu Moudon en apanage vers 1237. Il est possible que la construction de l’église ait débuté sous son règne. Le 1er texte en faisant mention et qui soit parvenu jusqu’à nous, date de 1281, sous le règne de son successeur le comte Philippe de Savoie. L’église St- Etienne faisait alors partie intégrante du mur d’enceinte de la ville. Les travaux se terminent vers 1330. Dès le début du XIVème siècle, soient édifiés toute une série d’autels et de chapelles annexes. On en comptera jusqu’à dix- huit, entre 1350 et 1523, la plupart aujourd’hui disparus. En 1414-15, l’Empereur Sigismond, visitant le Pays de Vaud et la Savoie, fait duc le comte Amédée VIII de Savoie. Passant par Moudon, il donne aux Cerjat leurs lettres de noblesse. La construction du clocher commence dès le début du XVème siècle. Il aurait été achevé vers 1420, mais rapidement rehaussé (vers 1425-1435) pour y loger les cloches.

…LA REFORME BERNOISE…

En 1475- 1476, le Pays de Vaud servira de champ de bataille aux Guerres de Bourgogne (Grandson et Morat). A cette occasion, la Suisse deviendra première puissance militaire d’Europe et la Savoie restera neutre malgré son alliance avec la Bourgogne. Peu après, St-Etienne bénéficiera d’importants enrichissements. Nouvelle charpente et légère surélévation de la nef (1495-1499), nouvelles stalles (1499-1502), peintures de voûtes (1506-1511), etc. Les Guerres de Bourgogne furent un prélude à l’invasion bernoise de 1536. Tout le pays passe alors à la Réforme, sous tutelle de LLEE (Leurs Excellences de Berne) pendant 262 ans. Les Bernois détruiront les dix-huit autels secondaire de St-Etienne lors du passage au culte réformé. Sous le régime bernois, la ville perdra de son importance, mais d’intéressants apports seront cependant consentis à l’église. Remplacement des arcs-boutants (1582/3), pose d’une table de communion, remplacement de la chaire en bois par une en molasse sur le modèle de celle de la cathédrale de Lausanne, pose de l’abat-voix (1695) et finalement montage de l’orgue actuel (le plus ancien du canton) en 1764.

…L’EPOPEE NAPOLEONIENNE ET LE XIXème SIECLE…

Le 24 janvier 1798, l’indépendance vaudoise est proclamée sous la protection (un peu envahissante…) des troupes françaises . Le canton du Léman est alors créé en attendant l’Acte de Médiation de Bonaparte, le 19 février 1803, intégrant alors définitivement le Pays de Vaud comme canton à part entière dans la Confédération helvétique. La première session du Grand Conseil vaudois se tiendra le 14 avril 1803 à Lausanne. Quatre régiments suisses serviront l’Empire français, avec un régiment valaisan (alors territoire français) ainsi que le bataillon de Neuchâtel (principauté attribuée par Napoléon 1er à son chef d’Etat- major, le Maréchal Berthier. Moudon devient alors chef-lieu de district et vint pour St-Etienne le temps des restaurations.

…La Montée…

La montée aux cloches se fait de la manière suivante, un premier escalier en bois nous fait monter 10 mètres, pour arriver dans dans la tour, nous devons franchir 4 séries d’escaliers afin d’arriver au but, arrivé au deuxième palier, une très jolie horloge mécanique toujours en état de marche nous invite à la contempler, 10 mètres plus haut, se trouve enfin les cloches!

…Présentation Des Cloches…

Tout d’abord, j’avais a cœur un jour, de venir filmer les cloches de ce fabuleux temple pour la simple et bonne raison qu’il s’y trouve le plus gros Bourdon fondue par Humbert! la sonnerie possède 5 cloches, 4 d’entres-elles ont été fondues avant 1 789, toutes les cloches sont datées et signées. Commençons avec la petite cloche, fondue en l’an 1 765 par Simon GILLOT et Henry DEONNA, elle chante en la du 3e octave, la cloche 4, fondue par Jean MARITZ, lui répond en Fa3 (initialement en Fa# avant accordage), la cloche 3 est datée de l’an 1 654, Jean RICHENET est son fondeur, cette cloche proviendrait sûrement de l’église Notre-Dame, elle sonne le Mib3 (Fa3 avant accordage). La cloche 2, qui est sans aucun doute la plus belle cloche de l’ensemble, fut fondue en 1 441, pour une telle date, cette cloche a un magnifique timbre et énormément de résonance, elle rivalise largement avec les « belles » cloches moderne! (C’est mon avis personnel), après est-ce réellement une cloche de cette époque, car refondre les cloches à l’identique à celle qui était fêlée était une mode durant une période, la cloche chante en Réb3, et enfin, la pièce maîtresse, celle qui m’a fait tant envie de me déplacer en ce lieu, le Bourdon, la plus grosse cloche fondue par François HUMBERT, fondeur de Morteau, cette dernière fut fondu en l’an 1 838, et chante le Lab2, la cloche fut directement fondue sur place, faisant de F.HUMBERT, un fondeur itinérant pour ce coup-là. La sonnerie de Moudon m’a réellement impressionné, pas tant par sa grandeur, mais surtout par la variété de cloches anciennes, qui  forment malgré leurs défauts, une sonnerie relativement jolie, le bourdon Humbert, bien que ce ne soit pas le plus beau des bourdons, s’accorde lui aussi très bien à la sonnerie, j’ai réellement pris plaisir à filmer ces cloches, et surtout, à venir en ce lieu si merveilleux. C’est à ce jour, l’une des sonneries qui m’a le plus émerveillé!

  

…Les Cloches…

…Cloche 1…

Nom NC, Diamètre 196,7 cm, Poids 4 740 kg, Fondue par F.Humbert de Morteau, en 1 838, Chante le Lab2

 

  

…Cloche 2…

Nom NC, Diamètre 146,1 cm, Poids 2 020 kg, Fondue par Jean Perrodet & Pierre Cartaul, En 1441 (?), Chante le Réb3

 

  

…Cloche 3…

Nom NC, Diamètre 131,8 cm, Poids 1 485 kg, Fondue par Jean Richenet de Vevey, en 1 654, Chante le Mib3

 

  

 

…Cloche 4…

Nom NC, Diamètre 112,0 cm, Poids 855 kg, Fondue par Jean Maritz de Berthou, en 1 731, Chante le Fa3

 

  

…Cloche 5… 

Nom NC, Diamètre 93,8 cm, Poids 505 kg, Fondue par Simon Gillot & Henry Deonna de Genève, en 1 765 Chante le La3

 

  

…Les Vidéos…

…Mes Remerciements…

Je tiens à remercier Monsieur Olivier Hartmannpour son accompagnement tout au long de cette matinée dans ce magnifique temple.

Je remercie aussi Monsieur Michael Voruz, pour les mises en relations avec la Ville de Moudon, ainsi que pour la vidéo sur le mécanisme de tintement.

Je tiens à envoyer mes plus chaleureux remerciements à Guilhem Lavignotte, Organiste titulaire du temple d’Yverdon, pour toute cette merveilleuse organisation, sans lui, cette vidéo n’aurait vue le jour, encore merci à lui!

…Textes Sources…

Site de la ville : http://www.moudon-tourisme.ch/fr/1/moudon-region-tourisme

Site du temple: http://www.stetienne-moudon.ch/

Soutenu par la ville de Moudon

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