Oltingue

Eglise Saint-Martin

« Une resplendissante sonnerie alsacienne »

Le Village 

Fichier:Blason de la ville d'Oltingue (68).svgLe petit village d’Oltingue, est un petit village de 750 habitants, situé dans le département du Haut-Rhin, ce dernier est proche de la frontière Suisse, puisqu’il faut pas moins de 5 minutes pour y être. Entouré par ses champs verdoyants, et ses collines radieuses, ce village saura vous dépayser, même si vous êtes de sa proche région.  

Son Histoire

Au VIIe siècle, sans doute, cinq nouveaux habitats, dont quatre sur l’Ill, sont venus se juxtaposer au domaine gallo-romain avec des cimetières mérovingiens, notamment celui d’Oltingue au «Muerecka», celui de Horwe, le village du haut, vers Wolschwiller, celui du talus de Huttingue, sans oublier Kolbsingen. Le petit cimetière de Saint-Brice est sans doute entièrement carolingien. A la fin du VIIe, le pays de Ferrette appartient à l’aire culturelle romano-burgonde, donc à la Burgundia franque. Ce fait est flagrant pour des éléments du costume féminin, comme les grandes plaques-boucles du type B retrouvées à Durlinsdorf, Lutter, Werentzhouse et plus récemment à Rodersdorf, village soleurois mitoyen d’Oltingue. Cette longue survivance de l’élément celto-romain est aujourd’hui attestée par l’archéologie et l’anthropologie. Au haut Moyen Âge, le domaine d’Oltingue fait partie, soit du pagus alsegaugensis (Elsgaudia ou Ajoie, à cheval sur les diocèses de Besançon et de Bâle) soit du pagus alisaciensis. Plus tard, il est englobé dans le comté de Haute- Alsace, puis dans celui de Montbéliard. Le village est mentionné pour la première fois dans un texte en 1141.

Son Eglise 

La décision de construire un nouvel édifice religieux remonte au 11 août 1824 ; la population locale ayant doublé depuis la guerre de 30 ans. L’église-mère Saint-Martin ne suffisait plus, de plus elle était trop éloignée (1 kilomètre), et était une source d’inconvénients en cas d’intempéries (surtout l’hiver) et une entrave au principe sacro-saint de l’église au milieu du village. Antoine Vogelweid, huissier à FERRETTE, qui faisait alors ses premières expériences en matière de construction, vint offrir ses services pour lever les difficultés et diriger avec un empressement louable et désintéressé les démarches pour obtenir l’autorisation de bâtir. Il fallait évidemment réunir l’argent nécessaire pour couvrir les frais de construction se montant à la somme de 47.645,89 francs. Les trois premières ventes de bois ont produit 28.340 francs. Le 15 décembre 1827, le conseil municipal demande l’autorisation d’employer deux cents chênes supplémentaires pour l’achèvement de l’église. La vente produit seulement 13.000 francs. Entre temps le projet fut adjugé le 3 août 1826 à Altkirch, à Antoine Xavier Desgrandchamps, notaire à FERRETTE, sous le cautionnement et avec l’association de Jean Keigerlé, maçon à Folgensbourg. Plans et devis dressés par l’architecte Wagner, avaient été vérifiés par le conseil des bâtiments civils à Paris et approuvés par le ministre de l’Intérieur . Le 21 septembre 1831, l’église est ouverte pour la première fois à la célébration du culte avec un retard de 3 ans, 2 mois et 20 Jours.
L’église paroissiale aurait dû être parachevée au 1er septembre 1828. Elle ne le sera véritablement qu’en 1843 après de nombreux problèmes et procès.

Son Clocher

Le clocher de l’église s’élève à plus de 30 mètres, la tour est marquée de sa belle horloge bleutée, l’accès au niveau des cloches se fait de la façon suivant, une porte nous ait à prendre, pour nous mener à un premier escalier en bois, puis un deuxième, une ouverture nous laisse, à mon grand étonnement, entrevoir l’ancien mécanisme incrusté dans la charpente, qui a, vraisemblablement, servit a hisser l’horloge mécanique (qui est toujours en état de fonctionnement),  quelques marches plus loin, et nous sommes arrivés. 

Ses Cloches

5 cloches (Photo de l’ensemble complet), c’est encore une fois la folie! Etant habitué aux clochers doubiens sur 2 cloches, ici, je ne sais pas où donner de la tête! Commençons par la plus intéressante (à mon sens), il s’agit de la plus ancienne cloche de cet ensemble, le simple fait qu’elle date de l’an 1 553 la distingue des autres, c’est un vrai miracle que cette dernière est pu retrouver son emplacement, puisqu’elle provient de l’ancienne église Saint-Martin, située à l’extérieur du village, cette cloche fut réquisitionnée en 1917, pour être restituée intacte par les autorités allemandes en 1919). Les 4 autres, sont les œuvres du fondeur Paccard, 1 924 et 1 964 sont les années de fontes.. Mais elles ne sont pas d’une grande qualité, hormis le bourdon, qui se détache, et de loin. Il est important de noter, que le Bourdon et la cloche n°2, sont issu de la refonte de cloches fêlées du saintier Robert, qui elles aussi, avaient été réquisitionnées en 1 917. La sonnerie reste malgré ça, l’une de mes plus jolies sonneries filmées.

  

Présentation Des Cloches 

Cloche 1

Nom: « Saint-François-Xavier », Diamètre 161,5 cm, Poids 2 810 kg, Fondue par Paccard, en 1 924, à Annecy-Le-Vieux, Chante le Si2

 

  

Cloche 2 (La 500e !!!) 

Nom: « Anne-Catherine », Diamètre 130,0 cm, Poids 1 400 kg, Fondue par Paccard, en 1 964, à Annecy-Le-Vieux, Chante le Ré3

 

  

Cloche 3

Nom: « Saint-Joseph », Diamètre 119,0 cm, Poids 1 035 kg, Fondue par Paccard, en 1 924, à Annecy-Le-Vieux, Chante le Mi3

 

  

Cloche 4 

Nom: « Saint-Martin », Diamètre 105,5 cm, Poids 755 kg, attribuée à Nicolas Kettelat, fondeur à Delémont, fondue en 1 553, Chante le Fa#3

 

  

Cloche 5

Nom: « Saint-Robert », Diamètre 92,8 cm, Poids 530 kg, Fondue par Paccard, en 1 964, à Annecy-Le-Vieux, Chante le La3

 

La vidéo

Les Remerciements

Je tiens à remercier très chaleureusement M. Jean Dirrig, président du Conseil de Fabrique, et M. Raymond Schoen, personne s’occupant du lieu, des cloches et de l’horloge depuis 1972, pour son bel accueil et la sonnerie des cloches.

Merci à Pascal, « Campalsa« , qui, m’a encore une fois, fait découvrir ses merveilleuses sonneries, et encore une fois, j’en ai eu plein les yeux, quelle région magnifique, tant par ses cloches, que par son patrimoine, ou même de ses paysages! Merci encore!

La majorité des textes proviennent de la mairie d’Oltingue.