Montholier

Eglise Saint-Michel

« Une vénérable dame seule dans son clocher »

Le Village

Montholier est une petite commune du Jura, située entre Poligny et Dole, la commune s’étend sur une superficie de 8 km2. Profitant de sa proximité avec Poligny, ce charmant village possède tous les atouts qu’un habitant puisse rechercher, car il est  proche de tous commerces à moins de 5 min, calme et verdure. Le village possède une histoire intéressante. Montholier est peuplé par près de 350 habitants selon de dernier recensement de 2 014.

Son Hisoire

Les traces les plus anciennes remontent à la période pré-romaine avec la présence sur le site des Millières d’un enclos, identifié par des prises de vues aériennes.(DRAC) Le village à l’époque gallo-romaine se trouve entre les riches plaines doloises et la cité de Grozon ainsi que près de la villa de Tourmont. C’est ainsi que divers vestiges ont été retrouvés dans divers lieux du village (tessons, tuiles, éclats de poteries…. malheureusement tout cela a été perdu). Rabeur est le lieu de rencontre de trois voies romaines (Chevalier, Rousset et divers relevés actuels). Le village apparaît dans les documents au xie siècle où il est rattaché à la Terre de Colonne. Il fait partie du comté de Bourgogne, lui-même dépendant du Saint-Empire romain germanique.(ADSL) Il était à l’origine une ferme dépendant de Grozon. Les chartes de l’abbaye de Rosières (La Ferté) commencent à mentionner Montholier dès le xiie siècle. Montholier (d’après Rousset) est dès cette époque le chef-lieu de l’un des quatre bâtis de la terre de Colonne. On l’appelait Bâtis d’outre-bois (par rapport au bois de Foras) et il avait sous sa dépendance Rathier, Neuvilley, les Millières, le moulin des Charpys et le Moulin Banigot. Le prévôt de Colonne y exerçait la justice haute, moyenne et basse. L’ensemble du Revermont a été saccagé par les Grandes compagnies au xive siècle, donc il semble plus que probable que Montholier ait été une cible comme une autre pour ces pillards. Rousset, dans son Dictionnaire des communes, mais aussi l’historien Chevalier (xviiie siècle) affirment que le château de Montholier (on parlera de maison-forte) a été détruit par Louis XI en 1480, lors d’une première tentative d’invasion. Il aurait été la propriété d’un certain seigneur ou chevalier de la Baroche. D’où le nom actuel des habitants de Montholier, les Barochins (prononcé Barouchins).

Son Eglise

En 1654, les travaux de l’église Saint-Michel commencent et ils s’achèvent en 1659. Un clocher-porche comtois est érigé à l’Ouest. Clocher comtois dont les tuiles vernissées représentent sur les quatre faces des croix de Malte (ordre des Chevaliers de l’Hospital de Saint Jean). En 1678, nouvel assaut des Français, la Comté devient française. Montholier entre alors dans le royaume de France. Le Code forestier est appliqué dans nos forêts, ce qui n’est pas rien lorsque l’on sait que Montholier est une très riche commune forestière. Le quart de réserve entre très vite en vigueur, les fossés entourant ce quart de réserve sont visibles à la Rochette.

Son Clocher

Le clocher de l’église, comme mentionné plus haut, est coiffé par de belles tuiles vernissées, représentant la croix de Malte, le tout, s’élevant à près de 30 mètres, pour le reste, je n’ai pas grand chose à dire dessus.

Les Cloches

Pour monter au clocher, il nous suffit de prendre les escaliers accessibles depuis le porche, ceux-ci sont en pierres, du bas, jusqu’à la chambre des cloches, nous pour nous arrêter juste en dessous, pour admirer l’ancien emplacement de l’horloge. C’est à ma grande stupeur, que je découvre qu’une seule cloche dans ce si large, et imposant clocher, bien que légèrement déçu, je ne perds pas le nord, car cette dernière est historique, puisqu’elle est datée de 1 747, les archives disent qu’en 1747, grâce au don de l’ancien prêtre du village (Claude Anathole Guignard) et à l’aumône des paroissiens, cette cloche fut installée dans le clocher. Elle est bénite par le père Jean-François-Xavier Marion de Vatagna. Une autre cloche devait être également au clocher, celle-ci, de taille un peu plus petite, mais n’est nullement évoquée… En tout cas, tout indique qu’il y est eu une autre cloche… (Compartiment vide, paliers...)

  

La Cloche

Elle se nomme Marie-Anne, de par sa marraine, Elle fut fondue en 1 747 par le fondeur Nicolas Dubois, je ne sais pas en revanche ou se situait la fonderie, peut-être que cette cloche fut fondue sur place. Ses mensurations? 100,2 cm de diamètre, pour un poids de 585 kg, cette cloche sonne le Fa#3.

 

  

  

La Vidéo

Les Remerciements 

Je remercie très chaleureusement la mairie de Montholier, pour l’accord que de filmer les cloches, et de les sonner.

Soutenu par le village de Montholier

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