Mignovillard

Eglise Saint-Michel

« C’est Beau un bourdon Burdin »

…Le Village…

Résultat de recherche d'images pour "blason Mignovillard"Charmante et dynamique commune du Jura, Mignovillard compte environ 850 habitants et est, de fait, la plus importante commune du Plateau de Nozeroy. Située à 850 mètres d’altitude, à mi-chemin entre Pontarlier et Champagnole, elle est le fruit de plusieurs fusions de communes : avec Petit-Villard en 1966, avec Froidefontaine et Essavilly en 1973 et avec Communailles-en-Montagne en 2016. Avec près de 55 km2 de supercie dont une moitiée est boisée, Mignovillard est la 4ème plus vaste commune du département du Jura. La Commune est également l’un des plus importants propriétaires forestiers de la région avec 1000 ha, et a été, à ce titre, très touchée par la tempête de décembre 1999. L’exploitation du bois est, depuis plusieurs siècles, la principale richesse de la commune. La scierie Chauvin, implantée sur un terrain de plus de 13 ha après avoir été pendant plusieurs décennies au cœur du village, témoigne d’ailleurs de ce fort attachement à la forêt et à l’économie développée autour avec de nombreux emplois directs et indirects.

…Son Histoire…

La première mention de Mignovillard date du XIIIe siècle : on rencontre le nom du village dans les chartes de 1271 et 1290. La population paraît s’être développée assez rapidement dans la commune, car en 1300, il y avait déjà une chapelle desservie par un vicaire de Mièges. Mignovillard fut érigé en 1790 en chef-lieu d’un canton du district d’Arbois. Il se composait de Mignovillard, Bief-du-Fourg, Boucherans, Censeau, Communailles-en-Montagne, Cuvier, Esserval-Combe, Esserval-Tartre, Essavilly, Le Patet, La Grange Bonnet, Chez Oudet, Froidefontaine, Les Grangettes, Molpré et Petit-Villard. Il a été supprimé en 1801.Le village fût entièrement détruit par un incendie lors de l’invasion des troupes de Saxe-Weimar en 1639. En 1803, un incendie détruisit les deux-tiers des habitations.En 1837, Pierre Melet a découvert sur le bord du chemin vicinal conduisant à Mouthe, un trésor qui se composait de monnaie d’or, d’argent et de billons, aux types de Charles Quint, d’Emmanuel Philibert – Comte de Savoie, de Philippe II – Roi d’Espagne, d’Henri II, de Louis XIII et Louis XIV – Rois de France et d’une petite pièce de Constantin Le Grand. L’histoire ne précise pas la valeur du trésor, ni ce qu’il en est advenu.

…Son Eglise…

La construction de l’église a été autorisée par décret de Monseigneur l’Archevêque de Besançon le 13 avril 1304.Au début, Mignovillard et ses annexes dépendaient, du point de vue religieux, de l’église de Mièges. Les prieurs et moines envoyés par l’Abbé de Saint-Claude ou de Cluny exerçaient auprès de toute la population qui se pressait dans ces montagnes. Il fallait toutefois affronter chaque dimanche la distance qui sépare Mignovillard de l’église de Mièges.Cependant, dès 1300, Hugues, Archevêque de Besançon, avait autorisé l’érection d’une chapelle à Mignovillard, mais sans dispenser les habitants de se rendre à l’église de Mièges.En 1304, Honoré et Nicolas du Sapial (ou du Capital), au nom des communautés de Mignovillard, Froidefontaine, Boucherans, Communailles-en-Montagne, Bief-du-Fourg, Fontaine Demanges (aujourd’hui Fourg-Demanche), Mibois, etc… exposèrent à l’autorité qu’ils étaient si éloignés de Mièges qu’en hiver, ils ne peuvent sans grande difficulté et sans grave danger se réunir à Mièges pour l’office, ou s’y rendre en temps voulu.Les émissaires demandèrent donc leurs supérieurs d’y apporter remède et les pouvoirs d’un Chapelain pour officier dans la chapelle déjà construite à Mignovillard.La requête, jugée fondée, a effectivement été occordée. L’autorité épiscopale s’est contentée de réserver les droits du Recteur de Mièges, et de fixer les honoraires du Chapelain, qui devait trouver un juste rémunération. Chaque habitant cultivant avec un ou deux bœufs donnait douze deniers ou une mesure (appelée guba) du meilleur froment.M. Grillon parait avoir le premier occupé cette fonction de Chapelain, en qualité de vicaire de Mignovillard. Toutefois, il ne se passa pas de longues années avant que de nouvelles démarches soient entreprises pour obtenir un cimetière à Mignovillard même. Jusqu’alors, en effet, tous les défunts de la paroisse recevaient la sépulture dans l’église de Mièges ou dans le cimetière adjacent.Cette demande reçut également bon accueil et dès 1448 et un cimetière fût autorisé auprès de l’église de Saint-Michel, à Mignovillard. Jean de Chalon, Seigneur d’Arlay, donna son censentement à ce décret. Les familiers assistaient aux obsèques et aux anniversaires qui se célébraient dans la chapelle vicariale.Les habitants avaient à cœur l’entretien de leur église, qui devenait trop petite pour la population. Des réparations importantes en firent un édifice plus grand, si bien que le 4 mai 1488, Monseigneur Henri Potin de Besançon, en fit la consécration solennelle, le lendemain de l’église de Nozeroy.Par une bulle de l’an 1516, le Pape Léon X confirma l’union de l’église de Mignovillard comme annexe de celle de Mièges, au chapitre de Nozeroy.L’église est dédiée à Saint-Michel, archange, dont on célèbre la fête le 29 septembre. Elle est située au centre du village et se compose d’un clocher comtois gris, de 3 nefs, d’une tribune, d’un chœur, d’un sanctuaire semi-octogonal et d’une sacristie. Le sanctuaire est orné de gracieuses colonnettes, dont les chapiteaux représentent des têtes humaines.On remarque, dans cette église, un grand nombre de statues, la chaire à prêcher, parfaitement sculptée dans le style Louis XV, le baptistère, les confessionnaux, les boiseries du sanctuaire, le maître-autel et les retables, plusieurs bons tableaux et les tombes de différents écclésiastiques. Les bas-reliefs en bois sont essentiellement l’œuvre du sculpteur Augustin Fauconnet.

…La Montée…

La montée aux cloches s’effectue de la manière suivante, une fois rentré dans l’église, une porte nous est à prendre sur le côté gauche, puis un escalier en colimaçon nous fait grimper quelques 15 mètres avant d’arriver un premier palier, ici se trouve une ancienne horloge à mi-chemin entre le mécanique et le moderne. Une fois reposé, deux séries d’escaliers en bois nous sont a prendre pour arriver à notre objectif final, c’est-à-dire les cloches.

…Présentation Des Cloches…

Les cloches sont au nombre de 2, de tailles assez imposantes, la cloche 2, qui est la plus intéressante au niveau histoire a été fondue par François-Joseph-Baptiste Beau de Pontarlier en 1845,c’est seulement la troisième cloche de ce fondeur que je répertorie sur ce site depuis le début de l’aventure. La cloche, 1 qui est aussi le bourdon (puisque ça note émise et le Si2) à été a été fondue à Lyon par Burdin Ainé Fils en 1860, cette cloche est relativement lourde puisque elle pèse environ 2 tonnes 500 et a un diamètre de 158 cm environ, les cloches sont montées avec un système de lancer de type rétro-lancer, vous connaissez l’avis que j’ai sur ce mode de lancer, ça dégrade plus le son des cloches qu’autre chose, et de plus, donne un rythme très lent à la sonnerie… La seule chose de positif qu’on en tire et un effort très réduit sur le beffroi.

  

…Les Cloches…

…Cloche 1…

« Marie-Joséphine-Félicite », Diamètre 158,6 cm, Poids 2 510 kg, Fondue par Burdin Ainé Fils, à Lyon, en 1 860, Chante le Si2

 

  

…Cloche 2…

Nom NC, Diamètre 129,8 cm, Poids 1 350 kg, Fondue par F-J-B Beau, à Pontarlier, en 1 845, Chante le Ré3

 

  

…La Vidéo…

…Mes Remerciements…

Je remercie très chaleureusement M.Serrette, Maire de la Commune de Mignovillard, pour son bel accueil, et son autorisation de monter au clocher pour réaliser cette vidéo, je le remercie également pour la volée spéciale des cloches.

Soutenu par le village de Mignovillard

…Source Textes…

http://www.mignovillard.fr/

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