Châlonvillars, Eglise Sainte-Radegonde


« Une sonnerie qui en impose »

Blason de ChâlonvillarsLe nom de Chalonvillars s’est formé à partir de deux mots : un d’origine germanique « Galo » transcrit en « Kalo » ou « Calo » en bourgogne et en Franche-Comté ; et un terme de baslatin « Villare » qui signifie exploitation agricole ou partie du domaine rural.

En 600 Lure était un petit bourg qui dépendait de Calonis-Villa, en 610 Chalonvillars s’appelait Calonisberg et était burgonde. Verfaire et Berthilde en étaient seigneur et dame, ils résidaient dans un chateau qui n’existe plus au liedit Fond de Chavanne (le petit bois au sur-ouest du village). On peux penser que ce chateau fut détruit par les suédois en 1636 la seigneurie de Passavant ayant disparu en 1637. Chalonvillars changeau plusieurs fois de noms avec, entre autres Chalumviller en 1178, chaloinveler en 1295 et challonvillers en 1481. Chalonvillars fut presque entièrement détruit en 1636 par les suédois qui dévastèrent l’église, enlevèrent les cloches et incendièrent le village. En 1637-1638 c’est la peste, suivie en 1639 de la famine. En 1688 le village ne comptait plus que 77 habitants.

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La reconstruction ne s’est pas faite selon l’ancienne forme groupée mais selon une dispersion le long des chemins de défruit, d’où sa structure étendue et dispersée.De 959 à 1789 Chalonvillars faisait partie des possessions du monastèrede Baltramqui, suivant les prescriptions d’Othon, furent transférées à celui de Lure de nombreux siècles avec cependant une interruption de 30 ans pour cause de dettes. De 1292 à 1322 Chalonvillars fut possession de Renaud de bourgogne et de sa femme Guillemette comte et comtesse de Montbéliard. La croix ancienne de la rue principale (face à la rue du Breuil) daterait du XVème siècle et non XIème Le couperet est, lui, plus récent ; il daterait de la révolution française. En 1793 un soldat de l’armée du Rhin de Custine aurait gravé sur la croix la hache révolutionnaire. Sous les mandats de Nicolas Mouilleseaux (1839-1872) a lieu la construction du lavoir en 1843, lavoir identique à celui de Bourogne. Puis de 1850 à 1852 c’est la construction du bâtiment mairie-école, toujours en activité En 1896-1897 on procède à la reconstruction de l’église, à la construction du clocher qui n’existait pas. Le Maire de l’époque était Joseph Kalbe.DSCN4081

Une image miraculeuse de Sainte Radegonde était l’ojet de pieux et lointains pélérinages. Avant la guerre de 1914, des Alsaciens viennent encore la prier. 1877 : baptême de la grosse cloche « Marie-Alfred » 1923 kg 1m4 de haut elle attendra jusqu’en 1897 pour être hissée et installée dans le nouveau clocher. Elle donne le do dièse, la petite cloche, la plus ancienne répond au nom de Radegonde, sainte patronne de la France et de Chalonvillars, elle pèse 150 kg et ne sonne plus que pour l’angélus.

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L’église possède 4 cloches:

Cloche 1: « Marie-Alfred », Diamètre 145,1 cm, Poids 1 923 kg, Fondue par Beurnel-Perrin, à Nancy, en 1 877, Chante le Do#3

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Cloche 2: « Marie-Félicine », Diamètre 109,4 cm, Poids 755 kg, Fondue par A.Farnier, à Dijon, en 1 863, Chante le Fa3

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Cloche 3: « Odile-Camille », Diamètre 93,3 cm, Poids 490 kg, fondue par bollée, à Orléans, en 1 970, Chante le Sol3

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Cloche 4: « Radegonde », Diamètre 63,3 cm, Poids 170 kg, Fondue par  Ignace Joseph Thouvenel, en lorraine, en 1 711, Chante le Mi4

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#Note: Le battant de la petite cloche est tombé il y a quelques années, mais les travaux vont être réalisés pour que celui-ci soit remit en place, ainsi, l’angélus résonnera de nouveau, et la sonnerie sera a 4 cloches. j’y retournerais.

La vidéo sur cette belle sonnerie:

Je remercie très chaleureusement la commune de Châlonvillars, qui m’ont autorisés a sonner les cloches hors d’événements religieux.

Je remercie plus précisément Mr Py, conseiller municipal de Châlonvillars, pour l’accueil, l’accès au clocher, sa gentillesse et m’avoir accordé de son temps libre.

Je remercie d’autan Laurence et son fils, Robin, pour leurs présences a mes cotés, et surtout, pour cet accueil qui m’a particulièrement fait chaud au cœur. Sans leur invitation, ce reportage n’aurait pas vu le jour, Merci à eux.

Soutenu par la ville de Châlonvillars: http://mairie-chalonvillars.e-monsite.com/

 

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