Dijon

...Catdrale Saint-nigne

« Rencontre avec l’un des plus grands carillons de France »

…La Ville…

Blason de DijonDijon, capitale de la région Bourgogne Franche-Comté, douce à vivre et solidaire, fait partie de Dijon métropole, comptant de près de 260 000 habitants, la seule entité urbaine du Grand Est de la France, avec Strasbourg, à gagner des habitants. Ce dynamisme démographique est le fruit d’une politique volontariste qui a permis de mener de front d’ambitieux chantiers : plus d’un milliard d’euros injecté dans l’économie régionale ces 15 dernières années pour doter la métropole de grands équipements ; la construction de centaines de nouveaux logements chaque année ; le fléchage de 400 hectares pour accueillir les entreprises. Cette stratégie de développement maîtrisé a porté ses fruits. Dijon est, depuis le 1er janvier 2016, pour la Bourgogne-Franche-Comté, l’une des 13 capitales régionales françaises.

…Son Histoire…

En 2008, la ville de Dijon a reçu le label « Ville d’art et d’histoire », attribué par le ministère de la Culture et de la Communication. Il souligne la démarche volontaire de la ville en matière de connaissance, de conservation et de mise en valeur de son patrimoine architectural et culturel exceptionnel. La ville et le ministère de la Culture ont signé une convention. Elle définit les objectifs du label « Ville d’art et d’histoire » au sein de la politique menée par Dijon pour une durée de 10 ans. La ville s’engage à recourir à des professionnels qualifiés (animateurs du patrimoine et guides conférenciers) et à concevoir un Centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine. Capitale de la Bourgogne historique, Dijon apparaît comme une cité harmonieuse et vivante façonnée par une histoire exceptionnellement riche, en deux actes majeurs : l’épopée des grands ducs d’Occident (les ducs de Bourgogne) qui, de 1363 à 1477, en font un foyer d’art international et une capitale européenne avant l’heure, puis le temps du Parlement de Bourgogne et de ses parlementaires qui façonnent la ville pendant trois siècles et la modèlent entre son palais des États et sa centaine d’hôtels particuliers. De cette histoire, Dijon a tiré un patrimoine architectural hors du commun et d’une rare densité.

…Sa Cathédrale…

Une première basilique, dédiée à saint Bénigne (martyrisé vers la fin du IIe siècle), est construite au VIe siècle sous l’autorité de saint Grégoire. Délabrée et insuffisante pour l’afflux des pélerins venus se recueillir sur la tombe du martyr, l’évêque Isaac fit bâtir une basilique carolingienne plus vaste (vers 870), tout en imposant aux moines de l’abbaye la règle austère de saint Benoît. Au début du XIe siècle, l’italien Guillaume de Volpiano est nommé abbé de Saint-Bénigne. Il s’engage dans la construction d’une troisième basilique dite «lombarde» (car inspirée des églises de Lombardie).
Après l’incendie de 1137 qui détruisit presque toute la ville, le nouvel abbé, Pierre de Genêve, fait rebâtir la partie de la basilique qui a le plus souffert en église romane. Église que le destin frappa en 1271 quand une tour s’écroula sur elle.On réussit en quelques années à recueillir les fonds nécessaires à l’édification d’une basilique gothique. Le chœur fut construit entre 1280 et 1287, le reste achevé en un demi-siècle. Mais l’état du bâtiment se dégrade dangereusement par manque d’entretien. Coup supplémentaire : les pillages de la Révolution la vident complètement (hormis l’orgue du XVIIIe). En 1819, une commission en recommande même la destruction. Malgré tout, des travaux de restauration s’engagent en 1830. Suivis d’une nouvelle campagne en 1884 sous la responsabilité de Charles Suisse. Depuis 2003, avec la création d’un nouvel archevêché (région de Bourgogne), Saint-Bénigne est devenue cathédrale métropolitaine. 

…Son Intérieur…

La première chose qui frappe le visiteur qui rentre dans la cathédrale Saint-Bénigne est la différence de couleur entre la nef et le chœur. Les sources indiquent que, au Moyen Âge, la pierre du chœur était ocre. Aussi, lors de la dernière restauration (1988-1995), a-t-on essayé de reconstituer cette couleur. Le chœur se caractérise par de grandes colonnes qui montent sans interruption jusqu’à la voûte, assurant un effet d’élancement vers le ciel assez réussi. Le chœur, comme la nef, possède trois niveaux d’élévation : fenêtres basses, triforium et fenêtres hautes. Le triforium est partout encadré, en haut et en bas, par un bandeau mince en forte saillie qui coupe l’élancement des élévations. Les colonnes du sanctuaire – d’une seul tenant – et leur effet ascensionnel n’en ressortent que plus fortement. On observe dans le chœur un large parement entre le triforium et les fenêtres hautes : c’est une particularité de Saint-Bénigne.

  

La nef, avec sa pierre en couleur naturelle, est de style gothique bourguignon. Une des spécificités du style dit «bourguignon» est le passage situé au-dessus du triforium à la base des fenêtres hautes. On s’en aperçoit mieux sur la photo de la nef vue de biais ci-dessous. Les piliers qui soutiennent les grandes arcades sont coupés de manière assez heureuse par un tailloir qui reçoit une statue d’Apôtre. Enfin, un détail que l’on voit aisément sur la photo du haut : la cathédrale Saint-Bénigne est inondée de lumière car la verrière des fenêtres hautes est en verre blanc. Saint-Bénigne est cathédrale métropolitaine (archevêché), mais ses dimensions sont assez modestes : 68 mètres de long, 29 de large et 26 mètres de hauteur sous la voûte.

  

…La Montée…

La très longue montée débute par un escalier en colimaçon, ce dernier nous fera arriver jusqu’à la chambre des cloches, mais quelques arrêts s’imposent en cours de route, le premier arrêt se fait à 15 bons mètres du sol, ici, nous pouvons nous rendre sur la tribune du majestueux orgue, nous avons profité de l’accession pour faire une visite que le père Gonnaud nous volontiers offert, nous sommes passés par les triforiums, profitant d’une vue imprenable est rarissime sur la nef. Ayant profité de ce moment, il est temps de monter encore 20 mètres environ, cette fois-ci, nous nous arrêtons sur les premiers éléments campanaires de la cathédrale, ici, repose les 63 cloches du carillon fixe, une 64e cloche est également présente, mais muette, cette cloche est très certainement la plus vieille de la cathédrale (Photos dans la partie « Cloches ») la plupart des cloches proviennent de la fonderie Paccard, quelques cloches du carillon n’ont pas les mêmes décors, et une cloche me semble particulièrement ancienne, mais je n’ai pu monter vérifier les infos, du fait de la fragilité de la cabine du clavier. 10 mètres plus haut, se trouvent enfin les 4 cloches de volée.

…(Photos De La Cripte et Chapelle)…

  

…Sur Les Toits…

Avant de voir les cloches, attardons-nous sur quelques photos bonus prises depuis les toits de la cathédrale, avec en prime, une vue imprenable sur Dijon et ses environs!

  

…Présentation Des Cloches…

La sonnerie de Dijon, déjà connue et reconnue dans le monde des campanophiles, se compose de 4 cloches, 3 des 4 cloches ont été fondues par la fondeurie Morel de Lyon, le « Petit Bourdon » lui est historique, et a été fondu par Guillot et Mahuet, probablement sur place en 1 740, il s’agit très certainement de la plus belle pièce de l’ensemble! ce bourdon, d’un poids que j’ai estimé à 3 065 kg, donne un beau La2. La petite cloche, peu utilisée pour les grandes sonneries, lui répond en Fa3, un octave plus haut que le Grand’Bourdon, elle est richement décorée tout comme ses grandes sœurs. La troisème cloche en terme de grandeur, du nom de Elisabeth-Louise, pèse 1 735 kg, et mesure près de 145 cm de diamètre, elle donne le Do3. Beaucoup de personnes l’apprécient pour sa puissance lorsqu’elle sonne en solo! Et pour terminer en beauté, le Grand’Bourdon « Marie-Alphonse ». Ses décors sont de l’art tant la cloche en est pourvue, les étoiles, les saints, les inscriptions, tout est réussi! Bien que le son ne reflète pas la beauté visuelle, lorsque celle-ci sonne en duo avec le petit bourdon, nous avons tout de même une très belle sonnerie, idem lorsque l’on parle du plenum. Pour ne pas polémiquer sur le poids de cette cloche, que j’ai estimé à 6 200 kg, je noterais le poids à 7 000 kg comme ce qui  est couramment cité. Alors certes, cette sonnerie à déjà été mise en valeur par d’autres, mais je tenais à faire ce petit reportage moi-même et de façon novatrice, puisque nous avons démarré la sonnerie par le Bourdon, et ce , de façon décroissant. Mais s’il il n’y avait que ça, ça n’aurait pas de ses de faire ce reportage, nous avons également sonné les deux bourdons au pied, Mathieu et Yannick sur le grand, et moi sur le petit. Les bourdons furent sonnés au pied jusqu’à ce que la cloche 3 soit lancée.

  

…Les Cloches…

…Cloche 1…

Nom: « Marie-Alphonse, Diamètre 221,1 cm, Poids 7 000 kg (Estimé 6 200 kg), Fondue par G.Morel, en 1 862, à Lyon, Chante le Fa2

 

  

…Cloche 2…

Nom: « Claude », Diamètre 172,4 cm, Poids 3 065 kg, Fondue par Guillot & Mahuet, en 1 740, Chante le La2

 

  

Cloche 3…

Nom: « Elisabeth-Louise », Diamètre 144,0 cm, Poids 1 735 kg, Fondue par G.Morel, en 1 862, à Lyon, Chante le Do3

 

  

…Cloche 4…

Nom: « Bernadette-Sophie », Diamètre 107,9 cm, Poids 725 kg, Fondue par G.Morel, en 1 862, à Lyon, Chante le Fa3

 

  

…Cloche Muette…

Cloche Fondue en 1 656

 

…Carillon Fixe…

  

…Pistes Audio…

…Carillon…

…Solo du Bourdon…

…Solo De La Cloche 3…

…Duo des cloches 2&3 (Extérieur)…

…La Vidéo…

…Mes Remerciements…

Je tiens à envoyer mes plus chaleureux remerciement au père Didier Gonnaud, pour son acceuil des plus chaleureux, je le remercie également pour l’accès au clocher, l’autorisation de filmer les cloches lors des sonneries, ainsi que pour la mise en route des cloches comme ce que l’on avait convenue!

Remerciements à Yannick B. pour l’organisation de ce très beau petit week-end dans ce département, sans lui aucune des vidéos ainsi que les articles postés n’auront pu voir le jour, je le remercie également pour la sonnerie au pied du Grand’Bourdon.

Je tiens également à remercier Mathieu B. ainsi que son fils, pour leurs présences tout au long de cette magnifique visite, je remercie en particluier Mathieu pour la sonnerie en duo avec Yannick, du Grand’Bourdon.

Enfin, je tiens à remercier Sebastien C., Carillonneur de la cathédrale, pour la mélodie jouer sur ce beau carillon.

…Sources Textes…

Wikipédia

Patrimoine-Histoire.fr

 

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