Quingey

Eglise Saint-Martin

« Une sonnerie étonnante »

La ville

Quingey avec sa vaste plaine alluviale où serpente la Loue aux nombreux barrages naturels, est entourée par les hauteurs environnantes allant de 470 m à 850 m (Mont Poupet).
Situé sur l’itinéraire de la voie romaine menant de Lyon à Strasbourg via Salins, l’existence de Quingey remonte bien avant le IIIème et Vème siècle. Quingey verra disparaître les derniers vestiges de ses fortifications en 1823. Le pont enjambant la Loue, datant de 1590, fut reconstruit légèrement en amont en 1844. La plupart des grosses bâtisses d’aujourd’hui, anciennes maisons fortifiées, conservent encore en leur sein, les traces de ce passé. Quingey possède une situation géographique remarquable et la qualité de son site est attrayant pour le touriste. Desservie par un axe routier important nord-sud (RN 83), la région de Quingey bénéficie d’un tourisme de passage axé sur sa découverte et les plaisirs sportifs mais aussi culturels. La rivière et la campagne vallonnée paisible, attirent ses amis pêcheurs et sportifs, randonneurs ou contemplatifs…

Son histoire

Située sur la Voie Romaine qui mène de Lyon à Strasbourg via Salins, Quingey existe en fait depuis bien avant le IIIe siècle. En 1477, Quingey fait partie de l’Empire des Habsbourg, suite au mariage de la fille de Charles le Téméraire à Maximilien de Habsbourg.
En 1610, Quingey devient une ville, régie par un maire. Elle fait alors partie d’une province ultra catholique, rattachée à l’Espagne, mais ayant une certaine autonomie. Elle ne deviendra réellement française qu’en 1678 lors de la conquête de la Franche-Comté par Louis XIV. Quingey aurait obtenu son titre de « ville » en 1610 car elle « est constituée d’un assemblage de maisons organisées par rues et entourées d’enceintes, de remparts et de fossés ». La plupart des grosses bâtisses d’aujourd’hui, anciennes maisons fortifiées, conservent encore en leur sein les traces de ce passé.
La Loue est à l’origine du développement de la ville. Le pont enjambant la rivière, datant de 1590, a été reconstruit légèrement en amont en 1844.

L’église

Datant de la fin du XIII e siècle, la première église de Quingey se dressait sr l’actuelle place d’Armes. Vienot, Boitouset, Simon de Quingey l’ancien et son frère Etienne, premier curé de Saint-Martin, avaient été les quatre bienfaiteurs de cette église qu’ils contribuèrent à fonder de 1 296 à 1 300. Cette vaste construction comprenait trois nefs élevées, un chœur, et un sancturaire en forme de cul de lampe. Parce qu’il gênait la voie public, cet édifice religieux, entouré de son cimetière, devenu propriété de l’Etat par décision de l’Assemblée Nationale, fut détruit en 1 796. L’église actuelle est l’ancienne chapelle du couvent des Dominicains. En 1 762, une église comportant une nef, un choeur, deux chapelles et un clocher près du chœur est construite par les religieux. ne première phase d’agrandissement se déroule, en l’an XIII (1802). Les deux nefs des bas-cotés sont réalisées par Painchaux en 1 826. Puis la nef principale est refaite en l’an 1 839. Un bel orgue est à notifier!

Le clocher

Le clocher de l’église fut érigé en 1 897, il est de forme impériale, autrement dit ici, comtois. Quelques décors viennent parsemer ses tuiles, ses horloges sont situées, sur le dôme, rendant la structure très agréable à regarder. La tour est très banale, de larges abats-son sont disposées de chaque coté de la tour. L’entrée principale de cette église se fait pas le coté opposé au clocher. 

Les cloches

L‘ascension débute directement à la sacristie, un accès très simple sera a franchir. Une première série d’escaliers solidement arrimés à la base du clocher seront à prendre, puis une autre série, un peu plus scabreuses cette fois-ci. En revanche, pas d’échelle! Un régal pour les « Hauteurophiles »! Nous y sommes! Elles se comptent au nombre de 4!!! Oui dans un clocher qui ne le laisse guère présager. Nous trouvons de tout! Tout d’abord, intéressons-nous à la petite, celle-ci fut fondu en 1 842, son fondeur? Je n’en ai aucune idée! Celle-ci provient tout simplement de la chapelle Sainte-Anne, qui était située non loin du village. Les deux moyennes, de même époque, ont été fondues à la même date que l’édification du clocher, quant à la plus intéressante, la grosse, elle proviendrait de l’ancienne église, datée de 1 755, elle est l’une des cloches rares dites historiques! Son battant d’époque est stocké au clocher. Le système de mise en branle est un bon vieux Apollo.

  

Présentation des cloches

Cloche 1

Nom: NC, Diamètre 126,7 cm, Poids 1 195 kg, Fondue par Hanriot, en 1 755, Chante le Mib3

 

  

  

Cloche 2

Nom: « Augustine-Marie », Diamètre 99,9 cm, Poids 595 kg, Fondue par Paccard, à Annecy-Le-Vieux, en 1 897, Chante le Sol3

 

  

  

Cloche 3

Nom: « Antonia-Elise », Diamètre 83,9 cm, Poids 345 kg, Fondue par Paccard, à Annecy-Le-Vieux, en 1 897, Chante le Sib3

 

  

  

Cloche 4

Pas de nom, Diamètre 62,7 cm, Poids 168 kg, Non signée, Fondue en 1 842, chante le Mib4

 

  

  

La vidéo

Remerciements

Je tiens à remercier l’Abbé BERGIER et tout son équipe, pour l’accès au clocher pour la sonnerie de Messe.

Je remercie très chaleureusement Gilbert P. pour l’organisation de ce fabuleux clocher, à l’improviste! Merci!

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