Montfaucon

Eglise De La Nativité-De-Notre-Dame

« Deux cloches, une histoire »

Le Village 

Résultat de recherche d'images pour "Blason Montfaucon"Commune résidentielle de 1517 habitants, composée du village proprement dit (535 foyers, 1322 h) et le quartier de la Malate retiré sur la rive gauche du Doubs (85 foyers, 195 h), mais qui a gardé une âme villageoise appréciée. Sa structure géographique complexe, avec des altitudes étagées de 245 m sur la rive du Doubs à 617 m au Belvédère, lui attribue une vocation d’accueil forte pour les activités de pleine nature (marche dominicale – rando pédestre  et VTT, rando équestre), de découverte des paysages, de la flore et de la faune. Elle est site Natura 2000. L’agriculture déclinante peut être qualifiée de pré montagnarde. Des actions communales sont en cours pour lui permettre de se développer sur des créneaux alternatifs. La vie économique faite de commerces, d’activités de proximité et de services de grande qualité se développe progressivement.
La vie associative riche et variée est un atout dont tirent pleinement bénéfice tous les habitants. 

Son Histoire

Montfaucon doit son nom et ses origines à la puissante famille seigneuriale des Montfaucon, qui, vers 1050, ont construit un château fort aux portes de Besançon : auparavant, le village n’existait pas. A mesure que la forteresse prend de l’importance, des maisons s’implantent à ses pieds et donnent naissance à un hameau, à son tour fortifié et appelé le Bourg de Montfaucon. La fondation d’une église paroissiale en 1311 consacre la réussite de cet ensemble château-bourg, dont l’apogée se situe aux XIVe-XVe siècles. Le développement de l’artillerie et la réorganisation des pouvoirs politiques et économiques entre les mains des rois et de quelques princes, dont les Chalon-Arlay héritiers des Montfaucon, modifient la stratégie féodale : le château perd progressivement ses fonctions militaires (fin XVe s.) pour n’être plus qu’un centre domanial de gestion, avant d’être totalement délaissé (XVIIe s.). Cette lente mutation rejaillit sur le Bourg qui voit au début du XVIe s., quelques uns de ses habitants s’établir à l’emplacement de l’actuel village : ces premières maisons, appelées granges, donnent leur nom au nouvel hameau (Montfaucon-les-Granges), mieux situé et disposant de plus d’espace agricole, et amorcent un transfert progressif des habitants à leur profit.

L’église Et Son Histoire

A Montfaucon, il y avait plusieur noyaux. Le noyau primitif apparu au cours du XIIIe siècle, au pied du château de Montfaucon. Il formait un village fortifié appelé pour cela le Bourg de Montfaucon. C’est là que fut fondée en 1311 l’Eglise primitive de Montfaucon, auparavant les habitants étant rattachés à la paroisse de chalèze.
Cette église, distincte de la chapelle du château, brûla en 1552 et fut reconstruite sur place : les vestiges de cet édifice sont encore visibles de nos jours.
Au milieu du XVIIIe siècle, le bourg se mourait pour ne compter plus qu’une demi-douzaine de familles. Un noyau postérieur apparaît au début du XVIe siècle, à l’emplacement de l’actuel village, sous forme de fermes isolées. On l’appela ʺLes granges du Montʺ. Très vite, ce second centre de peuplement, mieux placé et plus spacieux, ne tarda pas à l’emporter par sa densité (25 familles au milieu du XVIIIe siècle)
Deux fermes isolées, le long de l’ancienne route de Saône.
Disséminées sur le versant du Doubs, une douzaine de ʺcabordesʺ qui ne constituent  apparemment qu’un habitat temporaire.

Une épique querelle de clocher

 

En 1741 se pose la nécessité de construire une église, l’archevêque de Besançon menace de fermeture l’église du Bourg, celle-ci étant en mauvais état, si les paroissiens ne se décident pas à faire des travaux. Débute alors une querelle invraisemblable qui va durer 30 ans, et qui oppose les habitants du Bourg qui sont d’accord pour une nouvelle église, mais au même endroit, alors que les habitants des Granges arguant de leur supériorité numérique la veulent chez eux. Procès, appels, suppliques de tous genres, intervention des autorités locales (archevêque, intendant, maître des eaux et forêts..) il a fallu l’intervention du conseil d’Etat du Roi pour venir à bout du conflit en imposant en 1773 la construction de l’église aux granges de Montfaucon. Lieu actuel. Le financement étant assuré par la vente d’une coupe de bois exceptionnelle, d’un impôt réparti sur les habitants en fonction de leurs revenus, de corvées acceptées par ces mêmes habitants (terrassement, extraction de pierre, transport de matériaux..), l’église est construite pour être inaugurée par une bénédiction religieuse le 10 Mars 1785. Il aura fallu dix années de travaux, mais quarante pour qu’une nouvelle église apparaisse à Montfaucon.

L’accès Aux Cloches

L‘accès aux cloches se fait tout simplement par le fond de l’église, un simple escalier en bois nous sera à monter, ce dernier va du bas en haut, les cloches se situent à environ 15 mètres du sol. 

Les Cloches

Les cloches se comptent au nombre de deux, commençons par la plus intéressante ainsi que la plus intrigante, il s’agit de la plus petite des deux, d’un poids d’environ 750 kg, cette dernière fait partie des rares cloches pré-révolutionnaires encore un place, datée de l’an 1 779, elle ne dispose cependant d’aucune signature nous permettant l’identification de son fondeur. Quant à sa sœur, bien plus grosse, et au profil léger, elle nous vient des Vosges, et plus précisément de Vrécourt. Son poids de 1 200 kg et son diamètre de 132 cm, lui donnent la note du Rébémol octave 3. Ses riches décors sont à mon sens, typique des Vosges, puisqu’ils ressemblent fortement aux Farnier ou encore à C.Martin.

  

Présentation Des Cloches

Cloche 1

Nom: « Jeanne-Marie », Diamètre 132,7 cm, Poids 1 190 kg, Fondue par P. Rosier-Martin, en 1869, à Vrécourt, Chante le Réb3

 

  

Cloche 2

Nom: « Marie-Mère-De-Dieu », Diamètre 110 cm, Poids 745 kg, Fondue en 1 779, non signée, Chante le Fa3

 

  

La Vidéo

Mes remerciements 

Je remercie très chaleureusement M. V.Cordier, l’aimable sacristain de l’église, pour son accueil et l’ouverture du clocher.

Je remercie de-même M. P.Contoz, maire de la commune de Montfaucon, pour l’autorisation d’accès au clocher de son église, je le remercie aussi pour la sonnerie spéciale.

Enfin, je remercie Pascal, pour son accompagnement tout au long de cette journée Bisontine.

Les textes proviennent du site de la commune (Ci-dessous)

Soutenu par le village de Montfaucon.

 

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