Marchaux-ChaudeFontaine

...Eglise Saint-Martin…

« Comtoise et Savoyarde »

…Le Village…

La jolie petite commune de Marchaux, récemment fusionnée avec celle de Chaudefontaine, est située dans le département du Doubs, à environ 8 km de la capitale comtoise, qu’est Besançon. Le village est peuplé par pas moins de 1 500 habitants. Le village est idéalement situé, puisque ce dernier est, comme dit plus haut, à proximité d’une grande ville disposant de toutes commodités, mais aussi de l’autoroute A36, dite « La Comtoises », reliant Beaume à Mulhouse, avec la possibilité de prendre le péage directement sur la commune. Marchaux est un village à fort potentiel, de plus, le village jouit d’une nature préservée, qui ravira les amoureux de nature. 

…Son Histoire…

La première mention de Marchaux apparaît en 967 dans une donation de biens à l’archevêque de Besançon. Au cours des siècles précédant la Révolution, Marchaux fut successivement la propriété des Sires de Montfaucon, des Jouffroy, des Châtillon-Guyotte, des Immersel, de la Maison d’Orange (Roi d’Angleterre) puis des Grammont. Le 4 février 1790 est instituée la Municipalité de Marchaux dont le premier Maire est Jean-Pierre CHAPAIS. En 1807 est établi le 1er cadastre de Marchaux.

…Son Eglise…

Fin du 12ème siècle, l’église de Marchaux existait ; elle était entourée de quelques groupes d’habitation et serait probablement d’origine Gréco-Romaine.
En 1224, l’archevêque Girard de Rougemont confirmait à l’abbaye de Bellebaux, la donation de l’église fait dans le passé. Elle fut occupée dans un premier temps par des religieuses, puis par des moines et enfin attribuée aux archevêques par Charles le Chauve en 870, qui favorisa Bellevaux. Au temps primitif, cette église devait être une chapelle comme beaucoup, juste un toit qui abritait l’autel. L’église fut achevée entre 1715 et 1719, la précédente était certainement du 16ème. L’église actuelle est une croix latine, son abside est à trois pans, ses chapelles sont élevées  comme la nef. Les rétables réalisés par des ouvriers habiles sont en stuc. En 1745 l’église a eu besoin de réparations : La voûte mal construite supportait bien mal un toit en laves qui fut remplacé par des tuiles en 1864.

…La Montée…

La montée se fait par le côté de la tour-clocher, un escalier en colimaçon nous achemine à près de 10 mètres, avant qu’une série d’escaliers en bois nous fasse arriver sous les cloches, il est intéressant de noter deux choses, l’une est la présence d’une ancienne horloge mécanique, l’autre, et c’est bien la première fois que je vois ça en 3 ans, est la présence d’une colonie d’abeilles dans le clocher revenant chaque année.

…Présentation Des Cloches…

Ce village dynamique possède deux cloches dans ce mince clocher, c’est le standard des sonneries comtoises. La plus petite comporte quelques inscriptions liées aux maires de l’époque de chaque village où l’église est rattachée (Tout comme sur la grosse cloche), en outre, Marchaux, Chaudefontaine, Champoux, Châtillon-Guyotte et enfin, Braillans. Cette petite cloche du nom de Gabrielle-Régine-Paule-Janine, a été fondue en 1 971 par la fonderie Paccard, elle chante le Solb3. Quant à la grande, plus âgée, elle a été fondue en 1 827, par le fondeur Bisontain dénommé Roy (Louis), elle pèse 1 180 kg, alors que sa petite sœur n’en pèse « que » 725. Enfin, dernier point sur la Grand’Cloche, chose assez surprenante en soit, est la présence d’un petit câble, reliant la chasse du battant à la tige, en effet, il y a quelques années, le battant s’est brisé, il a par la suite été ressoudé, mais n’étant jamais trop prudent, la mairie à décidée de pas prendre de risque en faisant ça. Pour finir sur l’aspect présentation, selon les archives communales accessibles sur le net, seules deux cloches étaient présentes à l’époque pré-révolutionnaire. 

…Mon Resenti…

Cette sonnerie est très charmante, et a des aires de déjà vu avec la sonnerie de Passavant, mais un demi-ton plus bas. Je ne dirais pas que c’est un chef-d’oeuvre, mais l’alliance Paccard-Roy donne un petit plus à la sonnerie. Je suis très frianddes cloches de ce dernier, bien que le timbre soit un peu « râpeux », la Paccard elle, est bien plus douce, bien que son battant démesuré, laisse traîner un son légèrement métallique. 

  

…Les Cloches…

…Cloche 1…

Nom: « Marie-Françoise », Diamètre 124,5 cm, Poids 1 180 kg, Fondue par L.Roy, à Besançon, en 1 827 , Chante le Mib3

 

  

…Cloche 2…

Nom: « Gabrielle-Régine-Paule-Janine », Diamètre 105,9 cm, Poids 725 kg, Fondue par Paccard, à Annecy-Le-Vieux, en 1 971, Chante le Solb3

 

  

…La Vidéo…

…Mes Remerciements…

Je tiens à remercier chaleureusement toute la municipalité de Marchaux, pour cette autorisation que de monter, filmer et sonner les cloches spécialement pour cette vidéo.

Je remercie plus précisément M.Corne, le maire de cette jolie petite commune.

Enfin, remerciement tout particulier à la personne qui m’a si gentiment accueilli, en la personne de M.Becoulet, je le remercie également pour les diverses petites anecdotes sur les cloches, et sur son édifice. Encore merci à lui. 

Soutenu par le village de Marchaux-Chaudefontaine

…Sources Textes…

Site de la commune de Marchaux-Chaudefontaine: https://marchaux.fr/

Publicités