Gellin

Eglise de la Présentation-de-Notre-Dame

« Une savoyarde au pays du Mont-D’or »

Gellin est une petite commune du département du Doubs, pleuplée d’un peu plus de 200 âmes, c’est une charmant village où il y fait bon vivre, avec sa vue impressionnante sur les reliefs jurassien, notamment sur le sommet du Mont-D’or, culminant  à plus de 1  463 mètres! ce qui en fait le plus haut sommet du Doubs! De là, une vue imprenable sur les montages des alpes! A voir absolument.Un peu d’histoire:   Les ressources de Gellin ont toujours été fondées sur l’agriculture. L’élevage est une activité importante dès l’ancien régime, car l’altitude et la longueur des hivers sont peu propices aux cultures, qui n’étaient pourtant pas absentes. 221 bêtes à cornes, 80 ovins et 13 chevaux sont élevés en 1688. En 1795, on dénombre 284 bovins et 16 chevaux. Une fruitière a été créée en 1753 et l’existence d’un taillandier est mentionnée en 1783.Au xixe siècle, le maximum démographique est atteint en 1841 avec 278 habitants. Le déclin s’affirme ensuite, la population tombant en dessous de 150 habitants après la Première Guerre mondiale. Les cultures céréalières sont pratiquées : en 1852, 29 ha sont consacrés à l’orge et à l’avoine, 19 ha au méteil et 4 ha au froment. La fromagerie travaille 17 000 kg de lait en 1856. Une petite activité textile est aussi implantée. En 1883, il y a une fabrique de tissage de coton employant 2 ouvriers sur 2 métiers. Il existe aussi une petite filature travaillant le lin et le chanvre. Le village au xxe siècle ne cesse de se dépeupler, avant de se reprendre. La chute a été sensible après 1968 (113 habitants) et le village ne compte plus que 74 habitants en 1982.

L’église:  L’église paroissiale de la Présentation-de-Notre-Dame de Gellin a remplacé au xixe siècle l’édifice plus ancien jugé insalubre. Construite en 1843 sur les plans de l’architecte Pompée, cette église adopte à bien des égards un type classique dans l’architecture religieuse du Haut-Doubs. Précédées par un clocher-porche couvert d’une toiture à l’impériale, les trois travées de la nef ouvrent sur le chœur composé d’une travée droite et d’une abside en plein cintre. Des baies percées dans les murs de chacune des travées des collatéraux ainsi que dans ceux de l’abside du chœur, éclairent l’intérieur de l’église. Des colonnes à fût cylindrique soutiennent les voûtes d’arêtes des trois vaisseaux et soulignent l’aspect élancé de l’ensemble. Une toiture à deux versants couvre la nef et la travée droite du chœur, l’abside ayant sa couverture propre. Les murs extérieurs sont en partie recouverts de plaques de métal.L’église n’abrite qu’une seule cloche, mais pas des moindres!

Cette cloche, fut fondue par les Frères Paccard, et chose assez rare ici, dans notre département qu’est le Doubs, c’est une cloche Paccard de 1 880, avec un son des plus jolis, sa note émise à sa frappe est le Mi3, légèrement bas. Cette cloche résonne au nom de « Maire-Zéphyrine-Josèphe-Mathilde », sa masse ? Dans la moyenne, puisque que pour un Mi3 Paccard, son poids moyen est de 1 050 kg, ici, nous avons 960 kg, légèrement léger, mais j’ai une marge d’erreur de 3%, le diamètre de cette cloche, pour en finir, est de 119,3 cm.

Quelques photos complémentaires:

  

  

  

 

La vidéo sur la sonnerie de cette cloche:

Je remercie très chaleureusement M. Le maire de Gellin, qui m’a accueilli comme il se doit, elle est attachée à son patrimoine, et m’a dit, malgré l’attentat du 14 juillet, que je pouvais réaliser mon film sur sa cloche, et la faire sonner.

Merci aussi à M. Laffly, le sacristain de cette charmante église, pour la sonnerie de la cloche!

Soutenu par le village de Gellin.

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