Courvières

Eglise Saint-Hubert

« Le plus petit village du Doubs abritant un Bourdon »

…Le village…

Résultat de recherche d'images pour "blason Doubs"Courvières est un village du Haut Doubs situé à environ 820 mètres d’altitude et est peuplé par 290 habitants. Il se situe à 5 km de Frasne et de sa gare TGV, à 20 km de la frontière suisse. Courvières fait partie des 10 communes constituant la communauté de communes Frasne-Drugeon. L’activité économique à Courvières tourne principalement autour de deux filières: La filière lait La filière bois. Courvières dispose également d’un centre d’accueil dans lequel vous pouvez organiser vos fêtes jusqu’à 100 personnes pour les repas et 38 couchages.

…Son Histoire…

La présence humaine à Courvières remonte à la protohistoire. L’exploitation d’une carrière a permis de mettre au jour une grotte renfermant trois haches en bronze de type de NEYRUZ (caractéristique de la Suisse occidentale dans la toute première partie du Bronze Ancien) L’existence de Courvières est attestée dès le XIIIème siècle. La première mention de notre village apparaît dans les recueils de CHALON en 1250 sous la forme de « CORVIERES ». Si l’on se penche sur le nom de notre village, celui-ci a connu bien des modifications. CORNIERES – COIGNIERES – CORVIERE CORVIERES(1250) et COURVIERES(1262). On voit traditionnellement dans les « COURVIERES » des lieux hantés par les corbeaux. Toutefois les hésitations des formes anciennes interdisent la certitude. COURVIERES pouvait être aussi un dérivé de « corne » avec le sens de « champ ». Courvières se trouve situé sur une voie de passage importante, celle qui conduisait de Pontarlier à Salins par Frasne et Boujailles. On comprend l’enjeu que représentait, au Moyen Age le contrôle de cet axe de communications et la lutte d’influence que se sont livrés les seigneurs de la région. Ce sont d’abord les sires de Joux qui imposent leur domination, relayés ensuite, après 1250, par la maison de Chalon.Au XVIe siècle, la seigneurie de Courvières est encore entre les mains des sires de Joux, qui y disposent de tous les droits de justice. Pourtant à la fin du siècle, apparaissent d’autres titulaires de fiefs, les Watteville en particulier. La seigneurie de Courvières est ensuite vendue à Claude-François Compagny. En 1685, un nouveau dénombrement de la terre de Courvières est réalisé par Compagny et confirme le transfert de propriété. La fille de Claude-François Compagny, Marie-Gabrielle, épouse (1692) Charles Monnier, seigneur de Mamirolle et de Noironte… qui hérite donc d’Usier et de Courvières à la mort de son beau-Père en 1700. La terre de Courvières reste en possession de la famille de Monnier jusqu’à la Révolution. Les guerres, les calamités ont touché notre village. L’épisode le plus dramatique se situe au XVIIème siècle. En 1636, les habitants sont victimes de la peste; c’est d’ailleurs à proximité du cimetière où étaient enterrés les pestiférés qu’a été érigée la petite chapelle de Notre-Dame des Sept Douleurs. La même année ceux qui restent sont victimes de la grêle qui détruit les récoltes. En 1639, la contrée est ravagée par les « Suédois ». En 1657, il n’y a plus que 88 habitants. Leur nombre remonte au XIXème siècle; 457 habitants sont recensés en 1826; 496 en 1876 (chiffre qui n’a pas été dépassé depuis.)

…Son Eglise…

On peut découvrir dans le village l’église Saint-Hubert qui a été érigée au XIXe siècle, celle église est particluièrement remarquable de par son intérieur. La hauteur sous plafond de la nef, du choeur et des transeptes sont estimé à plus de 15 mètres, le clocher de l’église lui, s’élève à près de 30 mètres, ce denier est en flèche. Ailleurs sur la commune, une petite chapelle sous le vocable de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs du XVIIe est aussi à découvrir.

…L’Accès Aux Cloches…

La montée au clocher se fait depuis le porche de la tour, une porte menant à un escalier en colimaçon nous fait directement arriver au niveau de la petite tribune. De là, nous avons encore quelques escaliers, en bois cette fois-ci, à gravir, ce dernier nous mène jusqu’au niveau des cloches.

…La Sonnerie…

Les cloches de Courvières sont supportées par un majestueux beffroi en bois, ce beffroi, avec ses grosses poutres ne me laisse guère de place pour circuler librement entre les cloches, donc, de ce fait, mon travail a été quelques peu retardé, mais la qualité du travail fourni je pense, n’a pas été entaché. Deux cloches rythment la vie des habitants, la plus petite, l’oeuvre d’un fondeur que j’apprécie fortement, nous vient de Nancy, plus précisément de la fonderie Jules Robert. Etant la plus petite de l’ensemble, ses mensurations n’en restent pas moins imposantes, car avec plus de 120 cm de diamètre, et un poids de 1 050 kg, beaucoup d’autres villages n’ont pas ce genre de cloche comme pièce maîtresse. En parlant de pièce maîtresse, parlons de la Grand’Cloche, refondue en l’an 1 956, elle nous vient tout droit de la fonderie Paccard, je dis bien refondue puisque selon les archives de la fonderie Robert, l’ancien Bourdon de cette église provenait de cette fonderie, avec un poids de 2t350.. Seul le joug de l’ancien bourdon témoigne de la présence de cet ancien bourdon, aujourd’hui, ce joug est toujours en place, supportant la Paccard. Lors de la refonte de la cloche, le poids de celle-ci a été augmenté légèrement, passant de 2 350 kg, à 2 500.. Pour info, Courvières est la plus petite commune du Doubs, en matière d’habitants actuels, à posséder un des 24 bourdons du Département.

  

…Les Cloches… 

…Cloche 1…

Nom « Marcel-Germaine », Diamètre 156,8 cm, Poids 2 520 kg, Fondue par Paccard, en 1 956, à Annecy-Le-Vieux, Chante le Si2 (Haut)

 

  

…Cloche 2…

Nom: « Prospère-Marie », Diamètre 123,2 cm, Poids 1 075 kg, Fondue par J.Robert, en 1 894, à Nancy, Chante le Ré#3

 

  

…La Vidéo…

…Mes Remerciements…

Je tiens à remercier M.Liegeon, maire de la commune, pour son autorisation de monter, de filmer et de sonner les cloches de son église

Je remercie également M.Gresset ainsi que sa maman pour la fourniture des clefs de l’église.

Remerciement également à Mme Reine, qui elle aussi, m’a fourni une clef pour l’accès au clocher.

La plupart des textes proviennent du site de la commune de Courvières.

Soutenue par le village de Courvières

Publicités