Chapelle-d’huin

Eglise De L’Assomption

« Une étonnante sonnerie »

Le Village

logoLa commune se situe dans le massif du Jura, entre Pontarlier et Levier le long de la départementale 72, axe principal Pontarlier, Salins les bains, Dole, Dijon. C’est une commune rurale composée du bourg centre de Chapelle d’huin, des hameaux du Souillot, de la Fin et de la Chaux. Les habitants de Chapelle d’huin se nomment les Chapelains et ceux du Souillot sont les Souillotis, l’ensemble de la population s’élève à 500. L’activité économique est principalement basée sur l’agriculture et la sylviculture (gestion de la forêt). Le Comté, fromage, produit par la coopérative agricole (fruitière) jouit d’une réputation qui dépasse les frontières régionales.

Son Histoire

Chapelle-d’Huin (Capellam de Hellens) relevait de la seigneurie de Chalamont. En 1141 l’église du village appartenait à l’Abbaye de Montbenoît. À partir de 1324 un accord était trouvé entre Béatrice de Vienne, fille d’Humbert Ier de Viennois, qui agissait en tant que tutrice de son jeune fils Jean II de Chalon-Arlay et les religieux de Montbenoît au sujet des hommes et des terres de ce bourg. Il était décidé qu’ils deviendraient la propriété commune du seigneur et du couvent. En vertu de cet accord le procureur de l’abbaye réclamait, la même année, la moitié de l’impôt de deux cent-vingt livres, dans cet acte il était question des « ville vieille et neuve » de « la Chapelle », il est possible que la « nouvelle ville » soit maintenant le hameau nommé le Souillot. En 1393 était fondée une chapelle pour le repos de Guillaume Faguier. Les villageois étaient affranchis le 26 mars 1355 de la mainmorte par Jean II de Chalon, le 7 mars 1402 son petit-fils Jean III de Chalon-Arlay, Prince d’Orange les dispensait d’aller faire le guet et la garde au château de Villers-sous-Chalamont. Le XVIIe siècle fut dévastateur pour la seigneurie, en 1636 la peste enlevait les deux tiers des habitants de Boujailles, Chalamont et Courvières. Le 26 juillet de la même année un orage de grêle détruisait une grande partie des récoltes sur tout le territoire. En 1638 c’est la guerre de Trente Ans qui ravageait la contrée.

Son Eglise

L‘église du village, est apparue comme centre paroissial dès le XIIe siècle, elle est reconstruite au XVe siècle, puis en 1504 et transformée de 1775 à 1783. D’après certaines sources, l’église fut de nouveau endommagée durant la Deuxième Guerre Mondiale, une ceinture fut alors construite tout autour de la tour du clocher pour la consolider. Le toit du clocher, atypique pour le secteur, s’élève à près de 25 m, les dimensions de la tour sont relativement imposantes si nous le comparons au reste de l’édifice. Un projet de rénovation de l’église est à l’étude. 

L’accès Aux Cloches

Pour aller aux cloches, l’accès n’est, dans un premier temps, pas si simple, puisqu’il nous faut emprunter sous le porche, un escalier assez scabreux pour arriver à une pièce qui semblait, abriter une chambre (Traces de plâtres, isolation au plafond, fenêtre…), serait-ce pour le sonneur de l’époque? Par la suite, c’est plus simple, puisqu’un escalier quasiment neuf nous fait monter jusque sous les cloches.

Les Cloches

Nous y sommes! L’ascension fut longue, mais, à ma grande surprise, nous avons là, deux cloches de tous horizons. Commençons par la plus petite, cette dernière fut coulée très loin de nos terres comtoises, puisque C. Wauthy l’a faite, ce fondeur de Douais (Nord) à fondue d’autres cloches dans le coin (Les Villedieu, Chaux-Neuf), cette cloche est la plus récente des deux (1 922). La grosse, alliant puissance et élégance, est l’oeuvre des Paccard, en Savoie, elle est, à mon sens, particulièrement bien réussite. Un petit fait intriguant, le sigle R.F. apparaît sous la date de fonte (1 885), hors cette cloche n’est pas une cloche civile.. C’est la première fois que je vois le sigle de la République Française sur une cloche religieuse… En venant dans ce charmant petit village, hormis les grandes dimensions du clocher, je ne pensais vraiment pas trouver une cloche de cette taille, le poids de la grosse cloche avoisine les 2 000 kg, alors la petite pèse environ 1 100 kg… Une belle sonnerie comtoise traditionnelle!

  

Présentation Des Cloches

Cloche 1

Nom: « Emilie-Marie », Diamètre 149,6 cm, Poids 1 985 kg, Fondue par G. et F Paccard, en 1 885, à Annecy-Le-Vieux, Chante le Do3

 

  

Cloche 2

Nom: « Pauline-Jeanne », Diamètre 125,3 cm, Poids 1 140 kg, Fondue par C. Wauthy, en 1 922, à Douais, Chante le Mib3

 

  

La Vidéo

Mes Remerciements 

J‘envoie mes plus chaleureux remerciements à M. Mamet, maire de cette charmante commune, pour l’autorisation de monter au clocher, sonner, et filmer les cloches spécialement pour cette vidéo. Je le remercie aussi pour son accompagnement au sein de son clocher, ce fut un agréable moment de partage. Encore merci!

Certains textes proviennent du site de la commune, et du site « Wikipadia » 

Soutenu par le village de Chapelle-D’huin