Bulle

Eglise Saint-And

« Deux Bournez en massif jurassien »

Le village

Résultat de recherche d'images pour Lorsqu’on circule sur l’axe Pontarlier – Champagnole, on longe la commune de Bulle qui est située à mi-chemin entre Frasne et Pontarlier. La commune de Bulle fait partie de l’arrondissement de Pontarlier, du canton de Frasne, de la Communauté de Communes du Plateau de Frasne et de la Vallée du Drugeon (CFD), dont le siège social est situé 3, Rue de la Gare à Frasne. Ce petit village du Haut-Doubs a une altitude moyenne de 830 mètres et compte 437 habitants appelés les Bullards.

Ses alentours

Les alentours du village sont riches, le village le plus proche, répondant au nom (déjà connu par l’une de mes visites) de La Rivière-Drugeon, vous offrira sa douce nature, avec sa faune et sa flore, particulièrement riche du fait de son célèbre étang. Pontarlier, connu nous seulement pour être la capitale du Haut-Doubs, mais aussi pour son « Pontarlier-Anis » (un cousin de l’Absinte), vous offrira quelques balades aux détours de ses édifices religieux, comme la chapelle de l’Espérance, surplombant la ville, ou encore l’église Saint-Bénigne. Mais aussi les édifices civils au centre ville, comme sa mairie, ou encore, la très célèbre « Porte Saint-Pierre ». Bref, les alentours de Sainte-Colombe sont particulièrement intéressants pour y flâner.

Son église

C’est au Haut Moyen Age que se constituent dans la Chaux d’Arlier les paroisses primitives, dont les églises sont dédiées à saint Martin (Dommartin, à l’extrémité nord-est de l’Arlier), à saint Maurice (Boujailles, aux confins Ouest) et saint Pierre (Dompierre, au centre de ce territoire). De nouveaux lieux de culte se réent ensuite, et dès avant le XIe siècle, par démembrement de ces églises-mères, à Bannans, Frasne, Chaffois. Et c’est aux Temps Modernes enfin que se multiplient les chapelles et les églises vicariales. C’est à cette dernière étape qu’appartient la chapelle de Bulle (XVIIe), dédiée à Saint Antoine et dépendant de Bannans. La réorganisation ecclésiastique, consécutive au Concordat de 1801, permettra la création à Bulle d’une église succursale, à caractère paroissial, sous le vocable de saint André. Le sentiment religieux et l’appartenance au catholicisme romain résistèrent à la longue persécution révolutionnaire, dans la Chaux d’Arlier en général, et en particulier dans le secteur Bulle-Dompierre-Bannans. La résistance au culte décadaire y est telle que l’agent national de Bulle peut écrire, en janvier 1795 : « le dernier décadi, à la publication des lois, il n’y avait aucun assistant que le citoyen-maire et moi ». Le retour des prêtres déportés provoque alors de multiples incidents ; l’arrestation, à Dompierre, de l’un d’eux, déchaine une vive agitation le 30 juin. Dès 7 heures du matin, une grande affluence d’hommes et de femmes de Bulle, Bannans et Frasne, se porte à Dompierre, armée de piques, tridents, fourches et autres sabres et couteaux de chasse ; les violences furent elles qu’il fallut envoyer sur place un détachement du fort de Joux et une brigade de gendarmerie. Un peu partout, la messe continue à être célébrée en cachette ; en novembre 1797, on signale qu’à Bulle, elle est dite la nuit, dans les maisons particulières. Ce sont des scènes de violence que déclenchent les inventaires en 1906. Le lundi 5 mars, à midi, le tocsin réunit la population de Bulle, femmes et enfants dans l’église, hommes et jeunes gens devant la porte, tandis qu’un détachement militaire prend position. Et c’est le scénario habituel : le commissaire chargé de l’inventaire tente de négocier, mais le curé demeure inflexible : après les sommations force reste à l’armée qui écarte les hommes et enfonce la porte de l’église à coups de hache. L’inventaire peut alors avoir lieu, tandis que la foule chante des cantiques. En 1962 (enquête Boulard) la pratique religieuse reste importante, puisque la quasi-totalité des hommes et des femmes adultes «font leurs Pâques » et que près des 3/4 assistent à la messe du dimanche. Placé sous le vocable de saint André, l’église de Bulle est située au cœur du village ; elle comprend une nef à vaisseau unique, un massif antérieur constitué par le clocher-porche et une abside saillante à cinq pans abritant le chœur liturgique. Construite dans la seconde moitié du XVIIIe siècle (année 1779 inscrite sur le bénitier à l’entrée de l’édifice ainsi que dans la nef) et remaniée en 1838 (1) dans 3 parties (le chœur, le transept et la tour du clocher sur le principe dit « en croix latine », elle est dotée d’un transept couvert, comme les trois travées de la nef, d’une voûte d’ogives dont les nervures retombent sur les culots. La nef, les deux bras du transept et le chœur sont couverts par des lambris de demi-revêtement et éclairés par des fenêtres à deux baies jumelées. Des contreforts épaulent l’extérieur du bâtiment ; chacun des deux bras du transept est accosté d’un petit édicule à usage de sacristie. Un toit à l’impériale couvre le clocher-porche, tandis qu’un toit à deux versants couvre le reste de l’édifice (tuile mécanique, tuile plate et métal de couverture).
L’ensemble du mobilier est du XXe siècle ; seule la chair à prêcher (amputée du dorsal et de l’abat-son) peut être attribuée au XVIIIe siècle.

Son Clocher

Le clocher de l’église est de style comtois, et n’est pas coloré, hormis de son marron prédominant, au sommet de ce dernier, son coq s’élève à un peu plus de 20 mètres, une hauteur relativement modeste.  Pour aller au niveau des cloches, c’est chose aisée, une porte nous laisse entreprendre la montée des premiers escaliers en bois, un palier nous laisse nous faire une pause, pour ensuite remonter de plus belle sur le dernier escalier. Un peu de sueur, et nous voilà auprès de ces deux cloches.

Les Cloches

Deux cloches qui, tout comme à Sainte-Colombe, sont de tailles assez imposantes aux vues des dimensions extérieur du clocher. Elles proviennent toutes les deux de la fonderie de Morteau, de chez les Bournez. La grosse avec ses 140 cm de diamètre, est un gros bébé pesant à peu près 1 600 kg (inscrit sur la cloche, calculé à 1 608 kg), elle provient d’une autre cloche, refondue après une fêlure. La petite également est une refonte, elle se fêla en 1 880, et est refondue en 1 884.

  

Présentation des cloches

Cloche 1

Nom: « André-Valérie-Albertine », Diamètre 140,8 cm, Poids 1 605 kg, Fondue par Bournez (Frères), à Morteau, En 1 891 Chante le Réb3 (Grave)

 

  

Cloche 2 

Nom: « Marie-Aurélie », Diamètre 113,7 cm, Poids 760 kg, Fondue par F-J Bournez, à Morteau, En 1 884, à Morteau, Chante le Mib3

    

La Vidéo

Les Remerciements 

Je remercie vivement M. Gresset, 2ieme adjoint au maire, pour l’accueil sur le vif (aller en mairie sans prévenir, tout en ayant l’accord de cette dernière), je le remercie également pour la prise de contact avec la personne s’occupant du lieu pour l’ouverture de l’église et l’accès aux cloches, je le remercie pour l’autorisation de sonner les cloches spécialement pour cette vidéo.

Je remercie M. Pasteur, pour l’accès aux cloches de son église. Je le remercie aussi également pour son bel accueil, et sa bonne humeur!

Certains textes proviennent directement du site de la mairie.

Soutenu par le village de Bulle.

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