Amagney

Eglise Saint-Ferréol et Saint-Ferjeux

« Un trio Gillot au pays de la Mirabelle »

Amagney est une jolie commune du Doubs, située non loin de Besançon, cette commune a pour particularité d’accueillir la fête de la Mirabelle. Ce petit village de 750 habitants est idéalement placé, il est sur la route de Baume-Les-Dames à Besançon, du moins, la « Malmaison », son centre lui, est à peine en retrait, parfait pour les habitants qui recherchent le calme et la sérénité.En 1848, les 700 habitants des Longeaux, de la Malmaison, de Ruffille et d’Amagney souhaitèrent une église plus grande, plus belle. C’était l’époque de la construction des beaux édifices. « Nous déplacerons le cimetière qui entoure l’église et nous la referons complètement. » Les gens de Novillars ne furent pas d’accord pour « ces dépenses de luxe ». Ils estimaient que les travaux de « gypserie et de peinture, la réparation du clocher détérioré et les murs du chœur lézardés » étaient bien suffisants. En 1862, ils songèrent à se répartir dans les paroisses environnantes. Mais, à Amagney, ce fut décidé, un chemin d’accès à la nouvelle église dont les plans furent dessinés par l’architecte Painchaux (à qui l’on doit aussi les tours de la Madeleine à Besançon) fut prévu pour faciliter la reconstruction. Pourtant, en 1863, situation bien connue, même de nos jours, la commune n’avait toujours pas acquis les terrains nécessaires au chemin car les propriétaires tardaient à les lui livrer. Les travaux prenaient du retard…L’entrepreneur, Monsieur Vezant, chargé de la reconstruction de l’église, lassé d’attendre, demanda la résiliation des travaux et 9 182.31F d’indemnité ou au moins la réalisation des travaux et 5 329.45Fd’indemnité. La commune prétendit que le chemin n’était prévu que pour permettre aux habitants de la partie haute d’Amagney d’accéder à l’église, et non pour les réparations de l’église. Toutefois, le cahier des charges prouva le contraire ayant fixé la fin des travaux pour la réalisation du chemin au 1er novembre 1863 et la fin des travaux de monsieur Vezant sur l’église au 1er novembre 1864. La commune fut condamnée à verser 3 000For, les intérêts de cette somme, les frais d’expertises et les dépens. Mais, il en fallait plus pour décourager la commune et les paroissiens : Le clocher-porche s’ouvrit sur une vaste salle dont la coupole fut ornée de petits anges peints par Charpy en 1875.L’entreprise Domange, Baldauf et André (rue des Granges et Grande Rue à Besançon) sur les plans de Lavie s’occupa de l’ornementation en pierre de la chaire, des autels et retables, des fonts baptismaux et du chemin de croix. Le sculpteur fut l’Alsacien d’Altkirch, Joseph Dreyer. Les gens de Novillars votèrent un budget de 400F pour l’entretien de l’église. En 1890, ils allèrent à la messe à Roche lez Beaupré, puis se ravisèrent (Le nombre d’habitants était passé à 300.) et sacrifièrent 1500F pour leur participation aux travaux et 2000F pour l’ameublement de cette église qui fut consacrée le 28 décembre 1876. En 1904, ils furent dans l’obligation de participer à la réparation du clocher car les cloches n’ont pas sonné pour leurs funérailles tant que les lézardes n’ont pas été réparées.Grâce à Madame Weibel, dirigeant les papeteries, Monsieur d’Hotelans, propriétaire du château et à la générosité des fidèles, les habitants de Novillars eurent enfin leur chapelle. La paroisse d’Amagney fit un beau geste en leur offrant les éléments de décoration qui leur étaient désormais inutiles. En 1980, un groupe de paroissiens décida de restaurer l’église. Un conseiller artistique vint les aider. Ils lancèrent une souscription et entreprirent de réaliser leur projet. Mais, influencé par la mode qui consistait à débarrasser les églises encombrées des détails du passé, la commission d’art sacré, fit blanchir en 1981-1982 les murs et les plafonds peints, organisant la décoration sans mettre en valeur les belles statues dont l’église était pourvue, à la grande déception des amateurs d’œuvres d’art. L’entretien de l’église est pour la commune un chantier permanent et le nombre de fidèles apportant leur concours actif, de plus en plus restreint, pour conserver un édifice qui, avec les fontaines, constituent dans le village les seuls témoins du passé.L’église abrite trois cloches de même époque:

Cloche 1: « Frédérique-Philippine », Diamètre 121,8 cm, Poids 1 110 kg, Fondue par Gillot, en 1 826, Chante le Mib3

 

Cloche 2: « Antoinette-Henriette », Diamètre 109,4 cm, Poids 770 kg, Fondue par Gillot, en 1 826, Chante le Fa3

 

Cloche 3: « Henriette-Françoise », Diamètre 99,8 cm, Poids 640 kg, Fondue par Gillot, en 1 826, Chante le Sol3

 

Autres photos: (N’hésitez pas à cliquer pour agrandir l’image)

  

  

  

  

La vidéo sur la sonnerie des cloches d’Amagney:

Je remercie le village d’Amagney, dont en particulier M. le maire, pour l’autorisation de filmer les cloches pendant une sonnerie dite « Spéciale », pour cet enregistrement.

Je remercie encore plus M. Ducasse, adjoint en mairie, pour sa présence, et son généreux accueil dans son église si jolie.

Enfin, je remercie Mme Pichoff, l’auteur de ces superbes lignes, sur la présentation de l’église du village.

Enfin je tiens à remercier M. Mailley, un des 750 habitants, qui est la personne qui s’occupe de cette superbe église, pour son aimable accueil et l’accompagnement au sein du clocher.

Soutenu par le village d’Amagney. http://www.amagney.fr/